Transports

Les chauffeurs de VTC relancent les blocages près des aéroports franciliens

Par Géraldine Marcon et Marion Chantreau, France Bleu Paris et France Bleu samedi 17 décembre 2016 à 17:24 Mis à jour le dimanche 18 décembre 2016 à 13:53

Les chauffeurs de VTC ont causé de grosses perturbations notamment aux abords des aéroports parisiens.
Les chauffeurs de VTC ont causé de grosses perturbations notamment aux abords des aéroports parisiens. © AFP - Chritophe Archambault

Les chauffeurs de VTC se sont à nouveau rassemblés dimanche matin aux abords des aéroports d'Orly et de Roissy. Ils ont quitté les lieux vers 8h30 pour rallier un cortège Porte Maillot dans l'Ouest de Paris.

A l’appel de deux organisations syndicales défendant les chauffeurs de VTC (voiture de transport avec chauffeur) Unsa-VTC et Capa-VTC, plusieurs dizaines de chauffeurs en grève se sont réunis dimanche matin aux abords de l'aéroport de Roissy. Le trafic a été ralenti sur l'A1 et l'A3 pour rejoindre l'aéroport, cinq kms de bouchon au maximum. Après avoir mis en place un barrage filtrant, avec une trentaine de voitures pour empêcher les chauffeurs non-grévistes de passer, ils ont bloqué une voie sur deux et ont arrêtés les "non-grévistes pour les sensibiliser à leur cause", a expliqué un chauffeur mobilisé.

A Orly, une quinzaine de chauffeurs VTC étaient présents vers 4 heures à la station essence à l'entrée de l'aéroport, ils ont quitté les lieux vers 7h30, sans avoir mis en place de blocage. Les organisations à l’origine de cette mobilisation contre les plateformes de réservation appellent les chauffeurs à se réunir Porte Maillot, à la mi-journée, dans l'ouest parisien.

Quatrième jour de mobilisation pour les chauffeurs de VTC

Vendredi, la plateforme Uber avait annoncé qu’elle acceptait de rencontrer des représentants du mouvement mais personne n’a contacté les organisations syndicales. Pour les chauffeurs, c’est une manière pour l’entreprise de gagner du temps. Depuis le début de leur mouvement ce jeudi, les chauffeurs de VTC réclament la hausse de la tarification, la baisse des commissions et la fin du salariat déguisé. Ils dénoncent la paupérisation de leur profession et la toute-puissance des plateformes de réservation. Le géant américain Uber, leader du marché, concentre leurs critiques.

Des violences inacceptables pour le secrétaire d'Etat aux Transports

Samedi, en fin de soirée, le secrétaire d'Etat aux Transports, Alain Vidalies, a annoncé qu'il allait réunir lundi à 10 heures, les plateformes de VTC et les représentants des chauffeurs. Ce samedi, il avait déjà a condamné les violences et appelé à la fin du mouvement. Les violences se limitent parfois à des jets d’œufs et de farine sur les véhicules des chauffeurs non- grévistes. Mais certains ont eu leurs essuies glaces arrachés, et à la suite d'altercation plus brutales, au moins 6 chauffeurs ont été arrêtés.

De son côté Uber, la plateforme américaine cible des critiques des chauffeurs de VTC, condamne les violences et demandait même ce samedi une protection policière.