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Transports

Les cheminots du Train jaune se mettent en grève pour la sécurité des usagers

lundi 3 juillet 2017 à 5:13 Par Suzanne Shojaei, France Bleu Roussillon

À partir du 3 juillet, une dizaine de cheminots de la gare de Villefranche-de-Conflent, dans les Pyrénées-Orientales, cessent le travail les lundis et les jeudis. Selon eux, la sécurité des usagers est menacée.

À partir du 3 juillet, les grévistes cessent le travail les lundis et les jeudis.
À partir du 3 juillet, les grévistes cessent le travail les lundis et les jeudis. © Maxppp - Julio PELAEZ

Villefranche-de-Conflent, France

Deux jours par semaine, jusqu'à ce qu'on les entende. Les cheminots du Train jaune n'ont trouvé que cette solution pour protester. Faire grève tous les lundis et les jeudis, à partir du 3 juillet. "Nous arrêtons le travail à partir de la prise de service, vers 5h30 le matin, et pour une demi-journée chaque fois", explique Julien Berthelemy, secrétaire général du syndicat CGT.

Les cheminots protestent contre une décision de la SNCF : supprimer un poste, à la gare de Villefranche-de-Conflent, un poste d'agent de circulation. Une fonction très importante selon les syndicats. "Il s'occupe des manœuvres, des départs et des arrivées des trains, des signaux, de beaucoup de tâches."

"Les tâches de l'agent de circulation ne peuvent pas être assurées par le chef de ligne", répète Julien Berthelemy, secrétaire général CGT cheminots

Le projet de la SNCF est de fusionner le poste d'agent de circulation avec celui de chef de ligne. Impossible, pour Bertrand Sammut. Il sait de quoi il parle, puisqu'il est lui-même chef de ligne à Villefranche-de-Conflent. Le délégué syndical FO craint pour la sécurité des passagers. "Tout repose sur le chef de ligne. Quand il se passe quelque chose de dangereux sur les voies, on doit pouvoir couper le courant électrique à tout moment. On ne peut pas sortir de notre bureau. Donc impossible assurer les différentes missions de l'agent de circulation, en plus de notre propre mission."

"Tout repose sur le chef de ligne. C'est lui qui assure la sécurité. Il ne peut pas assumer deux missions" - Bertrand Sammut, délégué syndical FO

"Le chef de ligne ne peut pas sortir du bureau", rappelle Bertrand Sammut, chef de ligne à Villefranche-de-Conflent

La SNCF ne souhaite pas communiquer sur le sujet. Mais les associations d'usagers ne comptent pas lâcher le morceau. "Qu'est-ce qu'on attend ?", se demande Monique Guerrero, présidente du Comité d'usagers pour la ligne du Train jaune. "Qu'est-ce qu'on veut provoquer ? Un accident ? Non, ça n'est plus possible. On ne peut pas cautionner ça."

"On ne sait pas où va la SNCF", se demande Monique Guerrero, présidente du Comité d'usagers pour la ligne du Train jaune

Les cheminots non plus, ne veulent pas l'entendre. "Nous voulons que la direction de la SNCF cède sur cette suppression de poste", conclut Julien Berthelemy. "Nous ne voulons pas faire grève, nous voulons travailler convenablement. Mais cette décision est impensable pour nous."