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Transports

Les éthylotests antidémarrage désormais obligatoires dans les autocars

lundi 31 août 2015 à 12:06 Par Marina Cabiten, France Bleu

Dès ce mardi 1er septembre, les éthylotests antidémarrage deviennent obligatoires dans tous les autocars.

Un éthylotest antidémarrage
Un éthylotest antidémarrage © MaxPPP

Les autocars affectés à un transport en commun de personnes doivent dès mardi 1er septembre être équipés d'un éthylotest anti-démarage (EAD). Cet EAD était déjà obligatoire depuis 2010 sur les bus et cars transportant des enfants.

Une mesure préventive

Ce dispositif d’analyse de l’haleine empêche le démarrage du véhicule en cas d’alcoolémie supérieure au taux autorisé (soit à partir d’une concentration d’alcool dans l’air expiré de 0,10 mg par litre ).

À chaque démarrage, le chauffeur souffle et dispose d’un délai de 5 minutes pour mettre en route le véhicule. En cas de test positif, il est possible de faire un nouvel essai au bout d’une minute. Mais en cas de second test positif, le démarrage est bloqué pendant 30 minutes.

Cette mesure est préventive (il ne reste aucune trace des données concernant le taux d'alcoolémie du conducteur), et pas imparable en cas de mauvaise foi du chauffeur : ce dernier peut en effet détenir une clé qui lui permet de démarrer manuellement le moteur. 

Les conducteurs se tiennent prêts

Le parc est équipé "à 80-90%" , estime Stéphane Vialettes, directeur général d'Alcolock France, fabricant d'EAD. "On est de loin le premier pays au monde en nombre de véhicules de transport en commun équipés", confirme Charles Mercier-Guyon, médecin du Centre d'études et de recherches en médecine du trafic. 

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À quand la même mesure dans les voitures ? 

Alors que la mortalité routière est repartie à la hausse (+3,5% en 2014, +3,8% depuis début 2015), les associations de sécurité routière et d'automobilistes aimeraient que ces EAD soient prescrits à des conducteurs pris pour alcool au volant, comme le prévoit la Loi d'orientation et de programmation pour la sécurité intérieure (Loppsi 2) de 2011 et comme cela se fait déjà dans certains pays scandinaves, certains Etats des Etats-Unis ou au Canada.   

"C'est une mesure qui aurait de vrais effets" , estime Pierre Chasseray, de l'association 40 millions d'automobilistes. Surtout que "la part des accidents mortels dus à l'alcool stagne autour de 30% depuis dix ans", rappelle Jean-Yves Salaün, dont l'association Prévention Routière a participé à une expérimentation judiciaire des EAD en Haute-Savoie.