Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Transports

Trois mois après le lancement, Gobee.bike jette l'éponge : les vélos verts quittent Lille

mardi 9 janvier 2018 à 14:56 Par Margot Delpierre, France Bleu Nord et France Bleu

Dans un communiqué envoyé mardi aux adhérents, Gobee.bike annonce la fin de son service à Lille. Début octobre, 500 vélos verts de la société privée du même nom avaient débarqué en libre-service dans la capitale des Flandres.

Les vélos Gobee.bike sont disponibles à partir d'une application sur votre smartphone
Les vélos Gobee.bike sont disponibles à partir d'une application sur votre smartphone © Radio France - Aurélie Jacquand

Lille, France

C'était une belle idée. Elle a tenu trois mois. L'application mobile Gobee.bike permet de louer un vélo 50 centimes par demi-heure en le déverrouillant grâce à code sur son téléphone. On le récupère et on le laisse ensuite où on veut.  L'utilisateur n'est pas contraint de déposer le vélo à une borne, à l'inverse du V'Lille.

Les vélos, détériorés, vandalisés ou volés, avaient vite disparu de la circulation lilloise. Dans un communiqué envoyé mardi aux adhérents de l'application, Gobee.bike annonce la fin du service dans la capitale des Flandres. "Nous étions tout à fait conscients que nous derions faire face à du vandalisme. Nous étions prêts à prendre ce risque", écrit la société. _"_Nous avons utilisé toutes nos ressources pour remplacer la flotte avec de nouveaux Gobee, en effectuant souvent de très lourdes réparations sur les vélos endommagés. [...] Mais seulement quelques jours après avoir été déposés dans les rues, les nouveaux vélos et ceux réparés ont été à nouveau massivement et fortement endommagés".

Nous avons dû affronter la triste réalité que notre vision de la mobilité n'était pas partagée par une minorité déterminée à nuire, et nous ne pouvons plus supporter ni le coût financier, ni le coût moral des réparations" - Gobee.bike

Des cadavres de Gobee.bike sur les réseaux sociaux

Les vélos détériorés se retrouvent par dizaines en photos sur les réseaux sociaux : ici un vélo avec une selle démontée, des lumières cassées, là des rayons tordus. Le maire de La Madeleine, près de Lille, a même donné la consigne aux services municipaux de ramasser les vélos et de les déposer à la déchetterie.

Les cyclistes lillois réagissent

"Je trouve ça dommage. L'idée est sympa, reconnaît Patricia, cycliste de 48 ans. Mais est-ce que c'est vraiment adapté à notre état d'esprit en France ? Je ne suis pas sûre. 

Je suis allée au Japon, même les parapluies sont en libre-service. Quand j'ai vu ça je me suis dit qu'en France les gens piqueraient les parapluies. Les Gobee, c'est un peu pareil." Patricia, cycliste nordiste

Sur Twitter, Jean-Dimitri réagit lui aussi. Ce Lillois de 45 ans, qui est retourné à son V'Lille, est plus optimiste quant à l'avenir de l'entreprise. "C'est assez français de voir un échec quand on ne réussit pas du premier coup. Elle démarre, elle apprend. D'un territoire à l'autre, les comportements ne sont pas les mêmes." 

Gobee.bike se retire également de Reims. "Ce n'est pas un adieu, mais juste un triste au revoir", écrit la société. Le service continue en revanche à Paris et Lyon.