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Les héros du confinement en Limousin : Sylvain, chauffeur routier sur la route quoiqu'il arrive

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Par , France Bleu Limousin

Pendant ces vacances, on vous propose de découvrir le portrait de Limousins qui ont vécu ce confinement de manière particulière. Aujourd'hui, nous vous emmenons à la rencontre de Sylvain, chauffeur routier des transports Briche à Limoges, qui ne s'est jamais arrêté de travailler.

Sylvain travaille pour les transports Briche depuis 18 ans, il n'a pas lâché le volant pendant le confinement.
Sylvain travaille pour les transports Briche depuis 18 ans, il n'a pas lâché le volant pendant le confinement. © Radio France - Benjamin Recouvreur

Les chauffeurs routiers font partie de ces professionnels pour qui rester chez soi n'était pas une option lors du premier confinement de mars 2020. Sylvain, chauffeur pour les transports Briche à Limoges depuis 18 ans, ne s'est jamais arrêté de rouler. "Les camions étaient moins remplis que d'habitude mais il fallait bien continuer à livrer les clients", raconte-t-il. Pourtant, pendant les premières semaines, leurs conditions de travail se sont fortement dégradées. 

"Les premiers jours ont été très durs, c'est simple, tout était fermé ! Les aires d'autoroute, les restaurants, même nos clients nous ont fermé leurs sanitaires, il n'y avait rien", détaille Sylvain. Alors il faut manger dans son camion, dehors quand le temps le permet. "On n'a pas de réchaud, on doit manger froid tout le temps, et puis manger là où on dort et on travaille ce n'est pas très agréable", confie-t-il. 

Une ambiance étrange

Lors du premier confinement, les routes étaient désertes. "On roulait mieux, donc on pouvait rentrer plus souvent à la maison, ou ne serait-ce qu'au dépôt, où il y a tout ce qu'il faut pour se laver", explique Sylvain. Au mieux, il rentrait tous les deux jours pour pouvoir, au moins, prendre une douche. 

Au début, les livraisons se font dans une ambiance étrange. Personne ne sait à quoi s'en tenir, tout le monde s'inquiète. "On était obligé de travailler, mais on le faisait le plus loin possible de nos clients, on était pas si bien accueilli", se souvient le chauffeur limougeaud. Au bout de quelques semaines, les aires d'autoroute et certains restaurants ont repris une activité, permettant un accès à des plateaux repas. 

Des livraisons essentielles

La nature des livraisons a aussi changé. Un mois après le début de l'épidémie, Sylvain s'est vraiment retrouvé sur le front de l'épidémie. "Au départ de Roissy-Charles-de-Gaulle, on livrait tout le Limousin en masques, gel etc. On se dit qu'on fait quelque chose d'utile dans la lutte contre la pandémie. Certains diront qu'on a été des héros, non, on a juste fait notre travail !", raconte Sylvain. 

Si lui et ses collègues ont senti une certaine reconnaissance de leur travail dans la population, les choses ont changé un an après. "Les gens se sont rendus compte que les camions étaient important mais ils l'ont vite oublié. Je trouve qu'ils sont plus agressifs qu'avant sur la route avec nous", regrette Sylvain. 

Aujourd'hui, de nombreux restaurants routiers proposent des plateaux repas, parfois en salle malgré le confinement. De quoi réjouir Sylvain, qui apprécie ce retour presque à la normale. 

ECOUTEZ - Le portrait de Sylvain, chauffeur routier à Limoges

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