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Les Métrovélos jaunes loués à moitié prix pendant le confinement dans le sud-Isère

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Par , France Bleu Isère

Sylvain Laval, élu président du Syndicat mixte des mobilités de l'aire grenobloise (SMMAG) et vice-président de la métropole, était l'invité de France Bleu Isère ce mercredi 11 novembre. Il répond à Nicolas Crozel.

Sylvain Laval vous êtes le tout nouveau président élu il y a quelques semaines à peine. Demain en session plénière, vous allez proposé aux élus une ristourne de 50 % pour les tarifs de location des Métrovélos pour toutes les nouvelles locations pendant le confinement. Pourquoi cette mesure ? 

Parce que nous avons souhaité donner un signal d'encouragement pour continuer à utiliser le vélo pendant cette période que nous connaissons. Des mesures avaient déjà été prises lors du premier confinement, mais nous ne sommes pas dans la même situation. Nous avons souhaité cette fois-ci les proposer à toutes et à tous les usagers des vélos,  quelle que soit leur catégorie professionnelle, pour une location nouvelle, à la journée, au mois ou à la semaine, pendant la période de confinement.

L'idée c'est d'inciter les personnes qui sont confinées et qui continuent à travailler à prendre le vélo plutôt que la voiture ?  

Tout à fait, c'est d'inciter à prendre le vélo, de favoriser ce mode de transport,  et aussi à l'usage du service Métrovélo,  pour montrer qu'il continue  à fonctionner. 

Vous ne le faites pas pour les trottinettes électriques ?

Elles ne dépendent pas de la Métropole, c'est une société autonome qui a son propre mode de gestion. Mais  j'ai cru comprendre qu'elle faisait aussi une proposition promotionnelle. 

Vous avez été élu il y a quelques semaines dans la tourmente des tensions entre le président de la métropole Christophe Ferrari et le maire de Grenoble. Vous avez été élu contre le candidat soutenu par Éric Piolle. Cette proposition très écolo, est-ce pour vous réconcilier ?

C'est une proposition qui s'adresse d'abord et avant tout aux usagers de ce territoire qui comprend la métropole de Grenoble mais aussi le Grésivaudan et le Pays Voironnais. 

je reviens sur ces tensions politiques, hier les conseillers écologistes, le groupe UMA, ont dit qu'ils attendent de vous un contrat de mandature et de gouvernance, et pas seulement des vice-présidences. Elle n'est pas finie cette guerre ?

Moi, je ne suis pas en guerre. J'ai été élu à la tête d'un syndicat qui gère les mobilités dans un territoire très vaste, qui comprend le Grésivaudan et le pays voironnais avec l'agglomération grenobloise, dans un esprit de direction collégiale et collective sur l'ensemble de ce territoire. Et ce n'est pas dans un esprit politicien ou partisan que je dirige ce SMAGG avec l'équipe qui m'entoure. Mais vraiment pour rendre service sur ces questions de mobilité aux citoyens qui sont confrontés aux difficultés. 

Mais vous n'êtes pas aveugle, par rapport à ce contexte politique, ous savez que c'est tendu. Supprimer une piste cyclables à Grenoble, sur les quais de l'Isère,  sur le terrain même d'Eric Piolle comme première décision,  ce n'était pas peut-être pas très habile,  ou une sorte de provocation. En tout cas, il l'a très mal vécu ?

Ce sont des choses différentes, je rappelle que la compétence vélo au sens aménagement des pistes cyclables relève de la Métropole et non du SMMAG, comme je l'entends parfois. Donc je le rappelle ici ce matin.  Cette décision s'est inscrite dans un calendrier pré-établi avant même mon arrivée qui était de tirer le bilan des aménagements temporaires et de prendre des décisions de savoir s'il fallait les maintenir ou pas. Une évaluation globale a été faite de l'ensemble des tracés. Et cette décision, je l'ai prise en tant que vice-président de la métropole. L'évaluation montrait qu'il y avait un certain nombre de difficultés, c'est la raison pour laquelle elle n'a pas été pérennisée, puisqu'elle arrivait au bout de son autorisation réglementaire. 

Il y avait trop de bouchons et pas assez de monde sur cette piste. C'est ce que vous avez dit ?

Ce n'est pas ce que j'ai dit. Il  y avait trop de bouchons et trop de congestion, et il y avait un problème d'accès au CHU. Cet axe sanitaire avait besoin d'être fluidifié. Personne ne remet en cause la nécessité d'avoir des axes cyclables sécurisés, et je suis moi-même cycliste, donc je suis le premier à le reconnaître. Mais là, il se trouve que sur ce tracé il y avait une alternative. 

Vous vous êtes reparlé avec Éric Piolle ? 

Je discute avec l'adjoint en charge de ces questions.

Est-ce que vous avez une première idée de l'impact de la nouvelle voie de covoiturage sur l'A 48 à l'entrée de Grenoble depuis Voreppe ? C'est satisfaisant, ça marche bien ? 

C'est une innovation, une première en France dont le SMMAG attend beaucoup. Nous sommes en attente des premiers chiffres que nous n'avons pas encore. C'est la société d'autoroute AREA qui  pilote ça. Mais nous sommes très en attente et dès que nous  aurons des éléments, nous les communiquerons. 

Quels sont vos projets, vos ambitions à la tête du SMMAG ?

Vous savez, ce projet, il est commun, il est collectif. Il s'appelle le plan de déplacement urbain, le PDU, qui est un schéma qui planifie à l'horizon 2030 toute la politique en matière de mobilité. A la fois en matière de transports publics, de mobilité voiture via le covoiturage et toutes les mesures de ce type pour favoriser le partager et faire baisser la congestion. Il y aussi des mesures très fortes sur le ferroviaire, j'insiste, c'est notre priorité numéro une.  Il y a évidemment les politiques de tarification qui doivent être attractives. Et toutes les connexions avec l'ensemble des modes de déplacements et avec les nouveaux projets comme par exemple le câble urbain sur la Presqu'ïle scientifique à Grenoble. 

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