Transports

Les nouveaux trains normands pourront-ils se croiser partout ?

Par Julien Pasqualini, France Bleu Normandie (Calvados - Orne), France Bleu Cotentin et France Bleu Normandie (Seine-Maritime - Eure) lundi 7 novembre 2016 à 18:00

Les nouveaux trains normands doivent remplacer les vieilles rames en service depuis 40 ans
Les nouveaux trains normands doivent remplacer les vieilles rames en service depuis 40 ans © Radio France - Julien Pasqualini

La SNCF doit publier ce jeudi son étude sur la circulation des nouveaux trains commandés par la région Normandie pour 2020. Les rames, plus grosses que les anciennes, risquent de ne pas pouvoir se croiser partout, au risque de se percuter. L'opposition crie au scandale.

Les nouveaux trains achetés par la région Normandie, et qui entreront en service en 2020, font déjà polémique. Le conseil régional doit recevoir ce jeudi les conclusions de la SNCF, qui a mené une étude sur la circulation des rames commandées chez le constructeur canadien Bombardier.

La bonne nouvelle, c'est que contrairement aux premières craintes, les trains pourront bien entrer en gare de Paris-Saint-Lazare et s'y croiser. "S'il faut faire des aménagements, ce sera à la marge" tient à rassurer Jean-Baptiste Gastinne, vice-président de la Région en charge des transports.

Des trains trop larges pour se croiser partout

En revanche, la mauvaise nouvelle, c'est que les nouveaux trains, plus larges que les anciens, risquent de ne pas pouvoir se croiser dans certaines courbes, sous peine de se heurter. Si tel était le cas, il faudrait aménager les horaires. Une éventualité qui agace l'opposition socialiste. Dans une lettre adressée au président de la Région Hervé Morin, Nicolas Mayer-Rossignol écrit : "Il est tout aussi essentiel que les horaires des trains soient définis en fonction des besoins des usagers normands, et non pas des contraintes techniques quelque peu surréalistes évoquées ci-­dessus. C'est d'autant plus important qu'il s'agit d'un achat considérable, de 40 rames pour près de 700 millions d'euros d'argent public". Réponse de Jean-Baptiste Gastinne : "Ca n'est pas du tout sûr, on aura la réponse jeudi 10 novembre avec le rapport définitif de la SNCF".