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Transports

Les Occitans, premiers à dégrader les radars nouvelle génération

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Par , France Bleu Occitanie, France Bleu

Selon les statistiques du site radar-auto.com, plus de la moitié des radars-tourelles dégradés en France le sont en Occitanie au 15 janvier 2020. À 32 000 euros par appareil, la nouvelle ne réjouit pas les contribuables, encore moins les défenseurs de la sécurité routière.

Un radar nouvelle génération (Mesta Fusion) dégradé en janvier 2020 à Sainte-Croix, dans le Tarn, sur la D600.
Un radar nouvelle génération (Mesta Fusion) dégradé en janvier 2020 à Sainte-Croix, dans le Tarn, sur la D600. © Radio France - Alexandre Berthaud

Albi, France

L'Occitanie, au 15 janvier, est championne de France des radars "nouvelle génération" dégradés. Sur les 14 qui sont hors-service dans le pays, huit ont été installés dans la région selon le site radar-auto.com. Un bien triste palmarès alors que la région sort d'une année déjà plombée par les mauvais résultats de la sécurité routière. Parmi les départements occitans, c'est le Tarn qui ressort avec le bonnet d'âne : déjà trois radars dégradés en à peine un mois et demi, à Lescure-d’Albigeois, Massac-Séran et Sainte-Croix pour le plus récent.

Tourelle en flammes

Si la hauteur de ces "Mesta Fusion" (le bas du radar est situé à 2 mètres 60 du sol) peut compliquer les dégradations via tags ou autres sacs poubelles, les radars nouvelle génération ne résistent pas aux incendies. Dans le Tarn, c'est toujours le même mode opératoire qui est utilisé : des pneus enflammés au pied de la tourelle, qui finit par tomber. Au moins deux fois sur les trois dans le département (l'autre cas est à confirmer), les vandales ont visé juste. Une tourelle sur cinq seulement est équipée d'un appareil pour flasher, ce qui devait compliquer leur tâche : le problème c'est que si le flash infrarouge est invisible pour l'automobiliste, l'appareil à l'intérieur de la tourelle est lui bien visible par le piéton.

"Une honte de dégrader ces appareils"

Dans les rues d'Albi, les contribuables n'étaient pas tendre envers les vandales. "C'est une honte, on va encore payer", s'exclame Pierre en apprenant le prix d'un de ces radars : 32 000 €. Dans l'ensemble la réaction est la même pour l'ensemble des automobilistes. Cependant, souvent ceux-ci mettent un bémol sur le sujet des radars, placés selon eux pour "piéger" plutôt que sur les routes dangereuses. Le président de l'association de prévention routière du Tarn, Bernard Stasioski, "déplore" ces actes et appelle les vandales à une "prise de conscience".

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