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Transports DOSSIER : LGV Paris-Bordeaux

Les opposants aux LGV Bordeaux-Dax et Bordeaux-Toulouse gagnent une bataille

jeudi 29 juin 2017 à 19:54 Par Valérie Mosnier et Frédéric Denis, France Bleu Gascogne

Les LGV Bordeaux-Dax et Bordeaux Toulouse ont-elles du plomb dans l'aile ? Les opposants à ces deux lignes à grande vitesse à 9 milliards d'euros y croient dur comme fer après une décision du tribunal administratif de Bordeaux ce jeudi matin.

le Tribunal Administratif de Bordeaux annule la déclaration d'utilité publique autorisant des aménagements ferroviaires au sud de Bordeaux
le Tribunal Administratif de Bordeaux annule la déclaration d'utilité publique autorisant des aménagements ferroviaires au sud de Bordeaux © Maxppp - Vincent MOUCHEL

Landes, France

Les opposants aux deux futures LGV Bordeaux-Dax et Bordeaux-Toulouse remportent une bataille. Ils avaient déposé un recours pour faire annuler la construction d'une voie ferrée de 12 kilomètres au sud de Bordeaux, et qui devait permettre aux futurs trains d'accéder à la gare Saint-Jean sans être trop ralentis. Le tribunal administratif de Bordeaux leur a donné raison ce jeudi en estimant que cet aménagement ferroviaire n'était pas financé. Les opposants estiment avoir remporté une première manche décisive dans leur bataille : faire annuler la Déclaration d'Utilité Publique, signée le 2 juin 2016, par le ministre landais des Transports Alain Vidalies et qui mettait sur les LGV Bordeaux-Dax et Bordeaux-Toulouse.

La LGV Limoges - Poitiers sert d'exemple

Pour motiver leur décision, les juges s'appuient sur un arrêt du Conseil d'Etat d'avril 2016, qui fait donc jurisprudence. Les sages avaient annulé le projet de LGV Poitiers-Limoges, en estimant qu'il n'était pas financé. Les opposants au grand projet ferroviaire sud-ouest (GPSO), évalué à 9 milliards d'euros, invoquent justement l'absence de financement, pour demander son annulation au conseil d'Etat. Six recours devraient être examinés au plus tard en septembre, et ils ne voient pas comment, d'ici là, les partisans des futures LGV Bordeaux-Dax et Bordeaux-Toulouse pourraient présenter un plan de financement viable. Les opposants ont donc bon espoir d'obtenir satisfaction dans quelques mois.

"Personne n'est en mesure d'indiquer qui va payer les 9 milliards de la LGV Bordeaux-Toulouse, Bordeaux-Dax donc cela nous rend extrêmement confiants" résume Pierre Hurmic, l'avocat de la Sepanso Aquitaine, l'association de défense de l'environnement "le projet est plombé, il serait temps que les élus qui le soutiennent deviennent un peu plus réalistes et demandent à la SNCF d'étudier sérieusement les études d'amélioration du réseau existant."

Bien sûr qu'il y a une inquiétude - Renaud Lagrave, vice-président (PS) de la Région Nouvelle-Aquitaine en charge des transports

Parmi les soutiens de ce projet de LGV, le Landais Renaud Lagrave est conscient du risque et ne cache pas son inquiétude. Celui qui est vice-président socialiste de la Région en charge des transports, appelle tous les financeurs des deux futures LGV à se mobiliser et vite : "Je pense qu'il est du devoir de l'Etat de se mobiliser dans les meilleurs délais, et les collectivités qui n'ont pas régler leur part de la LGV Tours-Bordeaux de le faire, pour que les opposants n'aient pas plus d'arguments. L'Europe aussi. Il faut que chacun prenne ses responsabilités. Nous, pour la Région nous allons les prendre."

SNCF Réseau étudie, en lien avec l'Etat, la possibilité de faire appel de la décision du tribunal administratif de Bordeaux, qui annule donc le projet de 12 kilomètres de voie ferrée au Sud de Bordeaux.

De leur côté, les élus Europe Ecologie les Verts à la Région saluent la décision du tribunal administratif de Bordeaux, ils parlent d'une victoire importante et réaffirment la nécessité de moderniser les lignes TGV existantes plutôt que de construire les deux futures lignes LGV.

Céline Piot, présidente du Parti de Gauche des Landes se réjouit de cette décision et réaffirme son souhait de moderniser les lignes existantes ainsi que son soutien aux associations et collectifs anti-LGV.