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Transports

Uber : les pays européens adoptent des positions différentes

mercredi 22 novembre 2017 à 16:53 Par Maxime Nauche, France Bleu

Uber, l'entreprise de location de voitures avec chauffeur, est une nouvelle fois sous le feu des critiques. Les données personnelles de 57 millions d'utilisateurs ont été piratées. Face au groupe américain, l'Europe est divisée sur la marche à suivre.

Pour l'instant, chaque pays européen est libre d'adopter les lois qu'il veut concernant Uber
Pour l'instant, chaque pays européen est libre d'adopter les lois qu'il veut concernant Uber © Maxppp -

Europe

Adresses électroniques et numéros de téléphone. C'est le genre de données piratées sur Uber. 57 millions de personnes sont concernées. L'entreprise de location de voitures avec chauffeur est une nouvelle fois dans la tourmente. Pour l'instant, chaque pays européen a réagi de manière isolée face au groupe californien.

Où Uber est-il interdit ?

Certains pays ont fait le choix d'interdire purement et simplement Uber. C'est le cas de l'Italie, du Danemark, de la Hongrie, de la Bulgarie et de la Roumanie. L'argument de ces cinq gouvernements est avant tout la concurrence déloyale qu'Uber représente vis-à-vis des taxis. Donc les citoyens de ces Etats n'ont pas vraiment à craindre pour leurs données personnelles.

Dans d'autres pays, cela dépend de chaque ville. En Allemagne, par exemple, Uber est autorisé à Berlin et Munich, mais pas à Francfort, Hambourg, ni à Düsseldorf. C'est la même chose au Royaume-Uni où Uber est interdit à Londres.

Une autorisation dans la majorité des pays européens

Uber est autorisé dans l'immense majorité des Etats européens même si son activité est encadrée. La plupart des pays, comme la France, ont interdit UberPop. C'était la possibilité pour n'importe quel particulier de proposer des courses comme un taxi, mais sans payer de licence. En revanche, dans ces pays, Uber peut toujours faire appel à des chauffeurs privés. Ce sont des personnes formées avec une licence spécifique. Elles n'ont pas le droit d'attirer les passants dans la rue, comme le font les taxis. Une fois leur course terminée, elles doivent rentrer chez elles en attendant l'appel du prochain client.

Quelle réponse des institutions européennes ?

Face à ces différences entre pays, le Parlement européen a demandé à la Commission d'harmoniser les choses. Mais pour l'instant, Bruxelles estime qu'Uber est une simple entreprise de service, et non de transport. D'après la Commission européenne, Uber n'a donc pas les mêmes obligations que les taxis, par exemple. C'est finalement la Cour de justice de l'Union européenne qui pourrait avoir le dernier mot. Elle a déjà autorisé les Etats à interdire Uber s'ils le souhaitent. Dans les prochains mois, elle risque d'obliger l'entreprise à se soumettre aux licences en vigueur dans chaque pays.