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Transports

Les présidents des départements de Charente et Charente-Maritime prudents sur la possibilité d'un retour aux 90 km/h

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Par , France Bleu La Rochelle

Edouard Philippe a de nouveau ouvert la porte a un peu plus de flexibilité sur la limitation à 80 km/h sur les routes secondaires. Le Premier Ministre envisage de laisser la main aux départements sur ce dossier. Rien n'est encore acté, les présidents des deux Charentes restent prudents.

Photo d'illustration
Photo d'illustration © Maxppp - Lionel Vadam

Charente-Maritime, France

Le passage de 90 km/h à 80km/h sur les axes secondaires sans séparateur central n'a pas été forcément bien vécu par les automobilistes. La mesure défendue par le premier ministre pour baisser le nombre de morts sur les routes n'est en fait pas très cohérente sur le terrain. Sur certaines routes avec des aménagements au bord, l'abaissement de cette vitesse n'est pas justifiée, vécue même comme une double sanction sur des axes ruraux. En abaissant la vitesse, les temps de parcours se sont également allongés éloignant parfois les villages des villes.

"Je ne souhaite pas m'exprimer sur le sujet car il n'est pas stabilisé" - Dominique Bussereau, le président du département de la Charente-Maritime -

Ce passage en force du 80km/h sur tous les axes, sans distinction, est montré du doigt depuis des mois par les présidents des conseils départementaux. Dominique Bussereau, le patron de la Charente-Maritime, ancien secrétaire d'Etat aux Transports était l'un des premiers à s'élever contre ces incohérences, et réclamait depuis longtemps la main mise des départements sur ces limitations, pour le cas échéant pouvoir relever si possible cette limitation, si la sécurité le permettait. Aujourd'hui, Dominique Bussereau est le premier aussi à rester en retrait par rapport à ces dernières annonces du premier ministre. "Je ne souhaite pas m'exprimer sur le sujet car il n'est pas stabilisé" a t'il précisé à France Bleu La Rochelle. L'élu ne veut pas se réjouir trop vite sur un dossier qui traîne déjà depuis plusieurs mois. 

Prudence également en Charente, François Bonneau le président du conseil départemental garde lui aussi un peu de distance et ne s'emballe pas. "On attend d'en savoir plus bien évidemment, il y avait déjà eu des déclarations du ministre Sébastien Lecornu sur le sujet, les choses vont dans le bon sens, j'ai l'impression tout de même qu'il y a une prise de conscience, on est raisonnablement optimiste, après il faudra voir dans quelle mesure on pourra agir." 

Les départements risquent de devoir assumer les conséquences en matière de sécurité routière

Savoir dans quel cadre cela peut s'opérer. La question est primordiale, puisque les départements risquent de devoir assumer les conséquences en matière de sécurité routière. Cela peut refroidir les ardeurs de remettre un peu partout le panneau 90. Et pourtant, sur certains axes, cela semble possible sans mettre en danger les automobilistes. En Charente Maritime, Dominique Bussereau pensait déjà à une portion entre Rochefort et Royan, une zone bordée par des forêts, avec de larges espaces sur les côtés. Cette partie pourrait repasser à 90 pour re-basculer ensuite à 80 à proximité des marais. En Charente, des changements pourraient s'opérer sur la départementale 939 d'Angoulême à Périgueux mais aussi sur la départementale 951 à proximité de Confolens.

Mais, patience, avant de voir refleurir les panneaux 90, quelques semaines risquent encore de s'écouler.