Transports

Les routes françaises observées à la loupe

Par Emilie Defay, France Bleu Paris Région et France Bleu mercredi 27 janvier 2016 à 6:22

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La France a lancé mardi l'Observatoire national de la route. Cette structure, créée en partenariat avec l'Etat, les collectivités locales et les gestionnaires routiers, doit permettre de mieux connaître l'état du réseau routier afin d'optimiser les réparations et l'entretien nécessaires.

C'est une première en Europe. La France s'est dotée mardi d'un Observatoire national de la route, une structure qui réunit les gestionnaires routiers, les collectivités locales et l'Etat. L'objectif est de dresser un panorama le plus complet possible de l'état des routes en France.

Une situation inquiétante

L'idée est née chez les professionnels de la route, inquiets de voir le réseau se dégrader rapidement. "Depuis cinq ou six ans, on a une baisse des dotations d'entretien sur tout le réseau et tous les automobilistes peuvent le constater, la prolifération de nids de poule et de fissures sur les routes. Donc nous sommes inquiets et nous avons tiré la sonnette d'alarme", explique Jacques Tavernier, président du syndicat de l'industrie routière française. 

Une cartographie de l'état des routes

Pour mettre un terme à la dégradation du réseau, les professionnels de la route ont donc initié cet Observatoire national, avec le concours de l'Etat. Le principe est simple : collecter le maximum de données auprès des gestionnaires routiers, des collectivités et de l'Etat pour connaître précisément l'état du réseau routier. 

"Chacun apporte ses infos et qu'on puisse dresser en permanence une carte de l'état des routes, de leur vieillissement, éventuellement de leur dangerosité. Et donc qu'on puisse notamment convaincre les uns et les autres qu'il faut investir sur telle route en priorité", explique Claude Morel, directeur de cabinet d'Alain Vidalies, secrétaire d'Etat aux Transports.

Ouverture des données

A partir du 1er septembre 2016, l'Etat publiera ainsi sur Internet, en accès libre, les données "statiques" : consistance du réseau, état du patrimoine, activité des gestionnaires et dépenses d'entretien. Et à partir du 1er septembre 2017, seront intégrées les vitesses maximales autorisées et les données de trafic en temps réel. Ces informations pourront être utilisées notamment par les applications d'information trafic.