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Transports

Les voitures-radar privées vont commencer à flasher en Normandie

vendredi 20 avril 2018 à 15:31 Par Laurent Philippot, France Bleu Normandie (Calvados - Orne), France Bleu Cotentin, France Bleu Normandie (Seine-Maritime - Eure) et France Bleu

Les voitures-radar privées circuleront dans l'Eure à partir du lundi 23 avril 2018. Le délégué interministériel à la sécurité routière l'a annoncé ce vendredi à Évreux. D'ici fin 2018, 26 véhicules seront en service en Normandie et en 2019, ces voitures rouleront partout en France.

Cette voiture-radar externalisée flashera les premiers conducteurs sur les route de l'Eure à partir du 23 avril 2018
Cette voiture-radar externalisée flashera les premiers conducteurs sur les route de l'Eure à partir du 23 avril 2018 © Radio France - Laurent Philippot

Normandie, France

A partir du lundi 23 avril 2018, cinq voitures-radar, conduites par des chauffeurs d'une société privée, circuleront sur les routes de l'Eure. Le dispositif était en test dans l'Eure depuis le mois de février 2017. 

Après 50.000 kilomètres et 900 heures de conduite, le test s'est révélé concluant, selon le délégué interministériel à la sécurité routière, Emmanuel Barbe, qui annonce ce vendredi la mise en service de ces nouvelles voitures-radar. Cinq dans un premier temps dans l'Eure, de gamme moyenne, comme des 308 Peugeot.

Le radar intégré dans la plaque d'immatriculation émet un flash infrarouge invisible à l'oeil nu - Radio France
Le radar intégré dans la plaque d'immatriculation émet un flash infrarouge invisible à l'oeil nu © Radio France - Laurent Philippot

Plus de contrôles, de jour comme de nuit

Jusqu'à présent, policiers ou gendarmes roulaient environ 90 minutes par jour, avec deux personnes à bord, un conducteur et son passager avec une tablette qui devait régler le radar sur sa tablette en fonction de la vitesse autorisée. Désormais, avec l'externalisation, un seul chauffeur privé est nécessaire, il  conduira huit heures par jour, 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7. 

Les trajets à effectuer sont choisis par la préfecture et "aucune portion de route ne sera épargnée", prévient le préfet de l'Eure, Thierry Couderc, qui a fait de la sécurité routière un de ses chevaux de bataille.  En cas d'excès de vitesse, ni le chauffeur de la voiture-radar, ni le conducteur qui a commis l'infraction, n'est informé. Aucun signal n'avertit le conducteur que son véhicule a été flashé. Le chauffeur dans sa voiture-radar est averti par le GPS qu'il rentre dans une zone de contrôle, et il active alors le radar à l'aide d'un boitier situé sur le tableau de bord. Il le désactive ensuite en sortant de la zone de contrôle. 

Le système d'enregistrement est embarqué dans le coffre, deux caméras à l'avant et deux à l'arrière pour contrôler la vitesse - Radio France
Le système d'enregistrement est embarqué dans le coffre, deux caméras à l'avant et deux à l'arrière pour contrôler la vitesse © Radio France - Laurent Philippot

Pas de volonté pour l’État de se faire de l'argent

Pour le délégué général de 40 millions d'automobilistes, Pierre Chasseray,  "la mission de sécurité" doit être  "attribuée aux forces de l'ordre". Emmanuel Barbe balaie d'un revers de main l'argument : "Il n'y a pas un policier ou un gendarme derrière chaque radar fixe".  Dans le cas de l'externalisation, la verbalisation est toujours confiée au Centre national de Traitement à Rennes et la société retenue en Normandie, Mobiom, pour effectuer les contrôles, n'est pas rémunérée en fonction du nombre de PV. C'est d'ailleurs prévu par le contrat : "Le prestataire doit effectuer un nombre précis et limité d’itinéraires chaque jour". 

S'il en effectue moins, sa rémunération sera diminuée d'autant. S'il en effectue plus, il ne verra pas sa rémunération augmenter, mais il devra payer une lourde pénalité " Article 5.2

Des marges plus souples que les autres radars pour calculer la vitesse

Avec les radars fixes, par exemple, la tolérance est de 5% au-dessus de la vitesse autorisée. Avec les radars embarqués, la marge est un peu plus grande : 10 kilomètres jusqu'à 100km/h et 10% au dessus. Le dispositif démarre ce lundi 23 avril 2018 dans l'Eure, avant d'être étendu aux quatre autres départements normands avec au total 26 véhicules. Les autres régions françaises suivront en 2019. 

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