Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Transports

Le Conseil d'Etat rejette les recours des opposants aux LGV Bordeaux-Dax et Bordeaux-Toulouse

mercredi 11 avril 2018 à 16:27 Par Valérie Mosnier, France Bleu Béarn, France Bleu Gascogne, France Bleu Gironde, France Bleu Pays Basque, France Bleu Occitanie et France Bleu

Le Conseil d'Etat annonce ce mercredi qu'il rejette les recours déposés par les opposants aux LGV Bordeaux-Toulouse et Bordeaux-Dax. Ces opposants demandaient l'annulation du décret de juin 2016 qui déclarait d'utilité publique les travaux nécessaires à la réalisation de ces LGV.

Les opposants à la LGV demandaient l'annulation du décret de juin 2016, qui déclarait d'utilité publique les travaux nécessaires à la réalisation des LGV Bordeaux-Toulouse et Bordeaux-Dax
Les opposants à la LGV demandaient l'annulation du décret de juin 2016, qui déclarait d'utilité publique les travaux nécessaires à la réalisation des LGV Bordeaux-Toulouse et Bordeaux-Dax © Maxppp - LE DEODIC David

Landes, France

Les LGV entre Bordeaux et Dax et entre Bordeaux et Toulouse ne sont pas remises en question. Ce mercredi, le Conseil d'Etat annonce dans un communiqué qu'il rejette les recours déposés par des communes, des associations et des riverains.  Ces opposants demandaient l'annulation du décret de juin 2016 qui déclarait d'utilité publique les travaux nécessaires à la réalisation de ces LGV.

"La procédure suivie a été régulière"

Selon le Conseil d'Etat, "la procédure suivie a été régulière". Les Sages écartent "les critiques mettant en cause l’utilité publique du projet" de lignes à grande vitesse. Ils estiment "que les expropriations envisagées sont nécessaires pour atteindre les objectifs de l’opération". Le Conseil d'Etat juge par ailleurs que "les coûts, les atteintes portées à la propriété privée et les risques pour les autres lignes de transport ne sont pas de nature à retirer aux lignes ferroviaires projetées leur caractère d’utilité publique, compte tenu en particulier des mesures prises afin de réduire les effets dommageables du projet". 

"Une décision attendue, mais décevante"

"C'est une décision attendue, mais décevante", réagit Pierre Hurmic, l'avocat de la Sepanso, l'une des associations écologistes qui compte parmi les opposants, tout comme les Amis de la terre des Landes. "C'est paradoxal : cette décision va dans le sens contraire aux déclarations récentes du gouvernement, qui dit vouloir mettre un terme au surinvestissement dans les lignes LGV, effectué au détriment des TER. Là nous voyons que le coût des lignes LGV n'est manifestement plus un frein à la poursuite du tout TGV, pas plus que le saccage environnemental", poursuit l'avocat. 

Au contraire, les défenseurs de ces nouvelles lignes se félicitent de la décision du Conseil d'Etat, à l'image du maire de Bordeaux, Alain Juppé. "La nouvelle ligne qui relie Paris et Bordeaux en deux heures est un succès, avec une augmentation de 70% de la fréquentation. Elle conforte ainsi l’attractivité de Bordeaux et de la région. La liaison à grande vitesse vers Toulouse et Dax permettra de renforcer cette dynamique", écrit le maire dans un communiqué.  

La LGV Bordeaux-Dax mettrait par exemple Mont-de-Marsan à 35 minutes de Bordeaux et à 2h35 de Paris. Elle traverserait 24 communes landaises de Bourriot-Bergonce à Dax. Elle était prévue pour ouvrir en 2027 mais début février le Conseil d'Orientation des Infrastructures a préconisé dans un rapport le report du chantier à après 2037, proposant également un report de la construction de la LGV Bordeaux - Toulouse, qui doit mettre Toulouse à un peu plus de 3h de Paris contre 4h20 aujourd'hui.