Transports

LGV Bordeaux-Paris : "La coalition des mécontents" défend la desserte de Libourne

Par Xavier Ridon, France Bleu Gironde, France Bleu La Rochelle et France Bleu Périgord jeudi 19 mars 2015 à 17:01

Réunion de la "coalition des mécontents" à Libourne
Réunion de la "coalition des mécontents" à Libourne © Radio France - Xavier Ridon

La ligne à grande vitesse qui se construit entre Bordeaux et Paris ne devrait s'arrêter que lors de trois aller-retours quotidiennement. Initialement, le contrat était établi pour cinq aller-retours. À Angoulême, le contrat était signé pour 11 allers-retours. La SNCF ne dit pouvoir en assurer que sept une fois la ligne achevée. Une vingtaine d'élus veut faire valoir ses exigences.

Le maire de Libourne se désole de la situation. Sa ville va être moins desservie que prévue par le TGV. Il n'est pas le seul à s'en plaindre. Les élus de communes proches pestent également. Ils étaient une vingtaine à la mairie de Libourne ce jeudi. Ils venaient de Charente (Angoulême, Cognac), de Dordogne (Périgueux, Bergerac) et de tout le Nord-Gironde.

Alain Rousset veut une réunion

Une vingtaine d'élus pour demander à la SNCF de tenir ses engagements. Le président de la région Alain Rousset veut une réunion de concertation avant l'été prochain, autrement dit avant la remise du rapport du médiateur – ancien ministre des Transports– Jean Aurou. Ils sont 19 hommes et trois femmes qui tous se rallient derrière le message du maire de Libourne Philippe Buisson.

"C'était une réunion de famille, la coalition des mécontents. C'est la volonté des territoires d'unir leur force pour se faire respecter auprès de la SNCF et de l'État." — Philippe Buisson, maire de Libourne

LGV - Philippe Buisson : "C'était une réunion de famille, la coalition des mécontents."

Philippe Buisson, maire de Libourne. - Radio France
Philippe Buisson, maire de Libourne. © Radio France - Xavier Ridon
Et pour faire respecter les contrats signés en 2010, Alain Rousset / le président de la région Aquitaine / porte son message lui aussi de mécontentement.

"Le Conseil régional qui a déjà versé 231 millions d'euros, soit l'équivalent de cinq lycées neufs va se poser des questions." — Alain Rousset, président de la région Aquitaine

LGV - Alain Rousset : "Il faut qu'on soit lucide !"

Alain Rousset, président de la région Aquitaine. - Radio France
Alain Rousset, président de la région Aquitaine. © Radio France - Xavier Ridon
Aussi Michel Gourinchas, maire de Cognac et président du Grand Cognac, compte toujours bloquer les fonds :

"On finançait 3,3 millions d'euros mais il nous reste encore à financer 800.000 euros mais ces 800.000 euros sont bloqués dans l'attente de ce qu'on va nous dire."

Michel Gourinchas, maire de Cognac et président du Grand Cognac. - Radio France
Michel Gourinchas, maire de Cognac et président du Grand Cognac. © Radio France - Xavier Ridon
Même si Périgueux ne participe pas au financement des travaux. Le président du Grand Périgueux, Jacques Auzou, se joint tout de même au mouvement.

"On est sur un poker menteur où celui qui doit accompagner financièrement a encore la possibilité de se faire entendre."

Jacques Auzou, président du Grand Périgueux. - Radio France
Jacques Auzou, président du Grand Périgueux. © Radio France - Xavier Ridon
Et s'il n'y a pas d'avancées, le président de la région Aquitaine a déjà annoncé qu'il avait encore quelques jokers à sortir de son jeu.ALLER PLUS LOIN ► Desserte TGV de Libourne : le maire engage le bras de fer avec la SNCF

Réunion de la "coalition des mécontents" de la desserte LGV à Libourne