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Transports

LGV Bordeaux-Toulouse : un pas en avant, les collectivités à la manoeuvre

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Par , France Bleu Occitanie, France Bleu

Le projet de ligne à grande vitesse entre Bordeaux et Toulouse, qui mettrait la capitale d'Occitanie à à peine plus de trois heures de Paris, vient de trouver un nouveau souffle. L'Assemblée nationale donne la possibilité aux collectivités de le prendre en main. Il pourrait être réalisé en 2030.

La LGV Paris-Bordeaux a été inaugurée début juillet, elle permet de relier la capitale à Toulouse en 4h20 . Si Toulouse obtient la LGV, cette durée sera réduite à 3h10.
La LGV Paris-Bordeaux a été inaugurée début juillet, elle permet de relier la capitale à Toulouse en 4h20 . Si Toulouse obtient la LGV, cette durée sera réduite à 3h10. © Radio France - Nolwenn Quioc

Toulouse-Paris en à peine plus de trois heures, on peut y croire... En tout cas les élus y croient après l'adoption ce vendredi à l'Assemblée nationale d'un amendement du gouvernement qui prévoit la création de "sociétés de projets de financement". L'amendement a été voté à l'unanimité dans le cadre de l'examen de l'énorme projet de loi sur les mobilités qui prévoit de fixer les priorités pour les trente années à venir.

La main donnée aux collectivités, sur le modèle du métro du Grand Paris

L'affaire est un peu technique. Cet amendement va permettre aux collectivités de reprendre la main, en l'occurrence sur la LGV Bordeaux-Toulouse, à l'image de ce qui s'est fait pour le métro du Grand Paris. À ces collectivités donc, dans le cadre de la société de projet, d'organiser le financement et la réalisation des travaux. Pour Jean-François Portarrieu, député de Haute-Garonne de la majorité qui a défendu cet amendement, on peut donc être optimiste et se dire que le TGV arrivera bien à Toulouse d'ici une dizaine d'années : "Les collectivités vont pouvoir se mettre autour de la table et travailler sur un plan de financement cohérent et un calendrier des travaux. Les feux sont au vert (...) Ça veut au moins dire que la LGV se fera. On peut raisonnablement penser que Toulouse aura la LGV à l'horizon qui avait été envisagé par le comité d'orientation des infrastructures, c'est-à-dire d'ici dix ans".

Jean-François Portarrieu, député de Haute-Garonne

Carole Delga, la présidente de Région se félicite de ce vote. Elle parle d'une "avancée majeure". En plus de Toulouse-Bordeaux, elle y voit aussi l'opportunité de défendre une autre ligne LGV dans la région entre Perpignan et Montpellier.

Et maintenant... le casse-tête du financement

Un étape importante est donc franchie pour les défenseurs de la ligne à grande vitesse entre Paris et Toulouse. Mais maintenant les collectivités concernées (conseils départementaux, conseil régional, ville de Toulouse, Métropole) vont devoir se mettre d'accord entre elles et surtout elles vont devoir se battre pour obtenir de l'État un financement correct. Pour rappel, la loi LOM (ndlr : Loi d'Orientation des Mobilités) prévoit une enveloppe globale de 13 milliards d'euros. Le projet de LGV Toulouse-Bordeaux n'est pas dans les projets prioritaires. Il est rendu possible par cet amendement, mais il est évalué aujourd'hui à plus de 10 milliards d'euros.

Le député haut-garonnais LREM se veut rassurant : "La ministre des Transports a lancé une mission, précise Jean-François Portarrieu, _pour identifier les ressources fiscales qui pourront être affectées à la société de financemen_t". Là aussi c'est assez technique... Concrètement la société de projet aura la possibilité de bénéficier de rentrées fiscales pour financer le projet. En créant de nouveaux impôts ? En en "détournant" certains au profit du projet de LGV ? Le sujet est extrêmement délicat dans le contexte actuel, et s'il est évident que le vote du jour constitue un vrai coup d'accélérateur pour la LGV, les élus vont devoir vite se prononcer sur le financement pour que cet amendement ne devienne pas un cadeau empoisonné du gouvernement.