Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Transports

Ligne SNCF Paris-Belfort : le pari des trois grandes régions

dimanche 20 novembre 2016 à 7:00 Par Marie Roussel, France Bleu Belfort-Montbéliard et France Bleu Besançon

Vendredi 18 novembre, un accord a acté le désengagement de l'Etat dans la gestion de la ligne ferroviaire 4, Paris-Belfort. Il baisse ses subventions de 30 à 13 millions d'euros. Les régions misent donc sur une meilleure attractivité de cette ligne pour combler la baisse du budget.

Les régions misent sur une meilleure attractivité pour combler les restrictions budgétaires.
Les régions misent sur une meilleure attractivité pour combler les restrictions budgétaires. © Maxppp - Jean-Gabriel Bontinck

Belfort, France

Miser sur l'attractivité pour optimiser la ligne Paris-Belfort (anciennement Paris-Bâle). Tel est le cap affiché par les trois régions d'Île-de-France, de la Bourgogne Franche-Comté et du Grand-Est après avoir acté, le 18 novembre, le désengagement de l'Etat dans la gestion de ces Intercités.

Pour ce faire, les élus ont décidé d'augmenter la fréquence des trains sur les tronçons Paris-Troyes et Vesoul-Belfort, qui sont les tronçons les plus fréquentés. Au total, le trajet Paris-Belfort sera réduit de 20 minutes. Toutes les gares seront desservies, et la ligne sera même prolongée jusqu'à la gare de Mulhouse. Au total, les Intercités effectueront cinq aller-retours sur cette ligne.

Une issue positive pour les associations d'usagers du transport

Une bonne nouvelle pour François Jeannin, président de la Fédération nationale des usagers du transport (FNAUT) dans le département haut-saônois. "On ne s'attendait pas une issue aussi positive. Il y a un mois, je n'aurais pas misé un liard là-dessus. On nous avait annoncé une réduction du nombre d'aller-retours à deux par jour, aujourd'hui on nous annonce qu'il y en aura cinq. Nous avons donc atteint nos objectifs".

Michel Neugnot, vice-président au conseil régional de Bourgogne Franche-Comté et adjoint aux transports, lui non plus ne cache pas sa satisfaction. "Non seulement nous maintenons les dessertes actuelles, mais en plus, nous les améliorons en allant jusqu'à Mulhouse. Il y aura bien sûr des interconnexions plus fortes, allant jusqu'à Bâle, Dijon et Reims." Les régions misent à la fois sur les correspondances avec les autres grandes villes pour attirer les voyageurs, mais aussi sur une "politique tarifaire offensive". Des prix qui restent encore à définir : les trois conseils régionaux doivent s'y pencher en décembre.

Quelques zones d'ombre

Un sacré pari pour ces régions, car l'Etat baisse ses subventions de 30 millions d'euros à 13 millions par an. Alors certes, il finance sept rames supplémentaires, des Intercités flambant neufs circuleront à partir du premier semestre 2017. Mais dès 2018, c'est la région Grand Est qui devra financer la majeure partie de cette ligne Paris-Belfort. Et le montant reste encore inconnu, sachant que la Bourgogne Franche-Comté et l’Île-de-France comptent contribuer en déboursant 3 millions d'euros cumulés.

Chaque jour suffit sa peine !" - Michel Neugnot, vice-président au conseil régional de Bourgogne Franche-Comté

"Il y a quand même plusieurs inconnues... Sur les 30 millions du déficit, l'Etat nous donne 13, les deux régions nous donnent 3 ça fait 16... Il reste encore 14 millions d'euros, une partie viendra du Grand-Est et une autre de la meilleure productivité de la ligne... Mais qu'on ne connaît pas ! Et c'est quand même pas des petits chiffres !" commente Michel Raison, sénateur Les Républicains de la Haute-Saône.

Michel Raison s'interroge sur les zones d'ombres concernant le budget de la ligne.

"Chaque jour suffit sa peine !" lui répond Michel Neugnot. "Le but était d'avoir une convention approuvée entre les trois régions. Maintenant il y a une répartition des charges qui est à faire : ce sera le travail du mois de décembre."

"Chaque jour suffit sa peine !" répond Michel Neugnot.