Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour

Trois années d'études sur la ligne TER Limoges-Angoulême, toujours aucun train d'ici là !

-
Par , France Bleu Limousin

Deux ans qu'aucun train ne circule entre Limoges et Angoulême. La SNCF va commencer des études préliminaires en vue d'éventuels travaux. Mais ces études devraient durer au minimum trois ans. Les élus locaux s'insurgent.

Un train TER entrant en gare. (photo d'illustration)
Un train TER entrant en gare. (photo d'illustration) © Maxppp - Laurent THEVENOT

Le retour du TER Limoges-Angoulême avance à petits pas. La SNCF, par la voix de son directeur territorial du réseau Nouvelle-Aquitaine, Jean-Luc Gary, a annoncé vouloir démarrer des études préliminaires à des travaux de rénovation sur la ligne Limoges-Angoulêmes. Ligne fermée entre Saillat et Angoulême après des éboulements survenus en 2019. 

Ces études dureront entre trois et quatre années. "Avant de mettre le premier coup de pioche, il faut savoir ce que l'on va faire, explique Jean-Luc Gary, On ne peut pas dépenser des dizaines de millions d'euros sans être passé par toutes les étapes nécessaires pour mener à bien ce projet." Il va falloir sonder les usagers, réaliser des enquêtes pour voir si les travaux sont en accords avec les lois environnementales ou encore établir des devis avec les entreprises sous-traitante qui participeront à ce projet. Beaucoup d'étapes qui prennent du temps mais sont obligatoires explique le directeur territorial. Jean-Luc Gary rajoute qu'il faudra aussi "prendre le temps de présenter les conclusions aux différentes parties qui prendront part au projet dans son financement".  

"Du mépris pour les usagers" - Joël Ratier, élu local

Du côté des collectivités locales qui attendent depuis maintenant près de deux ans la réouverture de cette ligne, cette annonce passe mal. Joël Ratier, président de la communauté de communes Vienne Glane Saint-Junien, dénonce "le mépris de la SNCF pour les usagers". Il s'étonne : "Mais, la SNCF, il la connaisse cette ligne, ce n'est pas nouveau. On doit juste la rénover pas la créer. _Je pense, enfin j'espère, que la SNCF a des moyens internes pour ne pas passer par quatre longues années d'études_."

Joël Ratier espère aussi que l'entreprise publique de chemin de fer ne cherche pas à noyer le poisson pour au final, en donnant rendez-vous dans plusieurs années, abandonner le projet. Le président de la communauté de commune compte bien _"_continuer à se battre pour que la ligne soit de nouveau disponible le plus rapidement possible".

Aucun comité directeur 

Même son de cloche du côté de la région Aquitaine. Renaud Lagrave, vice-président en charge de la question du transport au conseil régional s'étonne lui aussi de la durée des études annoncées. 

Il s'étonne, surtout, qu'il n'existe aucune discussion, pour le moment, entamée sur le sujet. "Comment peut-on annoncer la mise en place d'études alors que nous demandons depuis des mois la mise en place d'un comité directeur pour connaître les tenants et les aboutissants d'un tel projet." Qui paiera quoi et à quelle prix ? Depuis plusieurs mois, la région demande à l’État de mettre sur pied ce comité directeur pour que tous les acteurs de ce projet se retrouvent autour de la table des négociations. 

Le prix exact de ce projet est totalement inconnu tout comme les financements. Renaud Lagrave rappelle que la rénovation des lignes SNCF ne sont normalement pas dans les prérogatives des régions. Le vice-président espère un engagement fort de l’État sur ce dossier. Souriant, il lance : "Comme dit mon président, on est souvent les cochons payeurs...  À la fin, on vient nous voir pour payer."

Choix de la station

À venir dansDanssecondess

France Bleu