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Transports

Limitation à 80 km/h : les sénateurs veulent laisser les départements décider

jeudi 19 avril 2018 à 22:17 Par Viviane Le Guen, France Bleu

Dans un rapport publié jeudi, des sénateurs critiquent la volonté du gouvernement de réduire à 80 km/h la vitesse sur la plupart des routes secondaires en France et proposent de laisser cette décision à la discrétion des départements.

Manifestation de motards contre le 80km/h le 14 avril 2018 à Bordeaux
Manifestation de motards contre le 80km/h le 14 avril 2018 à Bordeaux © Maxppp - Bonnaud Guillaume

Après la Fédération française des motards en colère (FFMC),  l’association 40 millions d’automobilistes, les élus locaux, des sénateurs montent au créneau contre le projet du gouvernement d'abaisser la vitesse à 80km/ h sur les routes secondaires le 1er juillet.

Limiter le 80km/ h aux tronçons les plus dangereux

Dans un rapport publié ce jeudi,  ils proposent de laisser cette décision à la discrétion des départements. Les collectivités et les préfets pourraient ainsi appliquer cette mesure aux seuls tronçons les plus dangereux.

Pour les trois auteurs du document - Michel Raison (Les Républicains), Jean-Luc Fichet (Parti socialiste) et Michèle Vullien (UDI) - cela permettrait "d'adapter la décision aux réalités des territoires"

Ils suggèrent d'organiser des "conférences départementales de la sécurité routière", coprésidées par les présidents de conseil départemental et les préfets, "dont le rôle serait d'identifier les routes ou les tronçons de route accidentogènes" où le passage de 90 km/h à 80 km/h "permettrait de réduire le nombre d'accidents de manière certaine".

Les trois quarts des Français opposés à cette mesure

Les trois sénateurs dénoncent, en outre, les "ambitions très réduites", les "insuffisances" et "l'opacité" des expérimentations menées par le gouvernement dans quatre départements.

Seules 25% des Français sont favorables au 80km/h sur les routes secondaires selon un sondage Ifop-Fiducial publié mercredi. 

Interrogé sur le sujet le 12 avril sur TF1, Emmanuel Macron  s'est engagé à rendre "transparent les résultats [de l'expérimentation qui doit durer deux ans]. Si ça ne marche pas, on ne continuera pas." Le chef de l'Etat a également précisé que "l'argent perçu, s'il y a des contraventions (...)" sera réinvesti "dans les hôpitaux qui soignent les blessés de la route."