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Transports

Limitation de vitesse à 80 km/h : 4.500 kilomètres de routes concernées en Côte-d'Or

mardi 9 janvier 2018 à 18:19 Par Christophe Tourné, France Bleu Bourgogne

Le gouvernement veut abaisser la limitation de vitesse à 80 km/h sur les routes secondaires à double sens et sans séparateur central. En Côte-d'Or, cela concerne 4.500 kilomètres de routes départementales sur 5.840 kms au total. Une mesure qui défavorise les automobilistes en milieu rural.

limitation de vitesse à 80 km/h
limitation de vitesse à 80 km/h © Maxppp - Stéphane MARC

Dijon, France

C'est tout sauf une surprise puisque c'était dans les tuyaux depuis plusieurs semaines. La vitesse va être abaissée de 10 km/h sur les routes départementales à double sens et sans séparation centrale à partir du 1er juillet. En Côte-d'Or, sur les 5.840 kilomètres de routes départementales, cela va concerner précisément 4.500 kilomètres où les panneaux 90 seront remplacés par des panneaux 80 km/h.   

Pour le gouvernement, et le premier ministre Édouard Philippe l'a rappelé ce week-end dans le Journal du Dimanche, on sait que c'est une mesure pas forcément populaire, mais on la justifie par les chiffres de la mortalité qui ne cessent d'augmenter depuis des années. C'est donc pour sauver des vies, entre 200 et 400 par an en France, selon les associations de sécurité routière.     

Est ce que ça marche vraiment ?

Et bien en fait, on ne sait pas trop. Les préfets ont bien reçu une note sur l'expérimentation qui a été menée pendant deux ans sur certains tronçons. En Bourgogne-Franche-Comté, cela concernait une route en Haute Saône et une autre entre la Nièvre et l'Yonne. On y apprend que c'est efficace pour la fluidité du trafic, mais aussi pour les économies de carburant, puisque, selon cette note, cela permet d'économiser 120 euros de carburant par an. Cela a aussi un effet positif sur la pollution. En revanche, rien n'est précisé sur le nombre d'accidents que cela a permit d'éviter. 

En fait, il faut remonter à un rapport du comité des experts du Conseil national de la sécurité routière pour trouver cette recommandation. Mais il date de 2013, donc bien avant l'expérimentation. Et à l'époque, il expliquait que c'est sur ces routes routes bidirectionnelles sans séparateur central que les accidents mortels sont les plus fréquents. Et en 2016, plus de la moitié de la mortalité routière (55 %), est survenue sur ce type de routes et hors agglomération. Mais en Côte-d'Or, on ne sait pas vraiment puisque les chiffres publiés par la préfecture concernent l'ensemble des routes du département. Mais une chose est sûre, c'est qu'ils ne sont pas bons. On était à 36 tués fin novembre.    

Une inégalité entre les automobilistes ? 

Il y avait déjà eu une réaction du président du conseil départemental, l'UDI François Sauvadet, qui regrettait déjà en fin d'année dernière, l'absence de conclusions rendues publiques par le Centre d'Etudes et d'Expertise sur les Risques, l'Environnement, la Mobilité et l'Aménagement (CEREMA) sur les résultats de l'expérimentation. 

L'élu dénonçait aussi une inégalité entre les automobilistes car cette mesure impacte plus les ruraux qui sont obligés de prendre la voiture et d'emprunter les routes départementales. Il demandait d'ailleurs au gouvernement de renoncer au projet et de privilégier des solutions pragmatiques, au cas par cas, sur les tronçons les plus accidentogènes.

Les autres mesures 

Le plan sanctionne plus durement l'usage du téléphone au volant tenu en main qui, combiné avec une autre infraction, conduira immédiatement à la "retenue" du permis et ouvrira la voie à une suspension par les autorités préfectorales.  Il prévoit également d'étendre l'utilisation d'éthylotests antidémarrage (EAD), qui seront désormais obligatoires pour les récidivistes de conduite en état alcoolique.