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Transports

Loire-Atlantique : vers la création de deux voies dédiées au covoiturage sur la "route de Pornic" et l'A 83

mercredi 10 avril 2019 à 19:30 Par Florian Cazzola, France Bleu Loire Océan

Le contrat de réciprocité signé, ce mercredi, entre Nantes Métropole et le Pays de Retz a pour but de faciliter les trajets des personnes habitant un territoire et travaillant dans l'autre. Parmi les pistes étudiées, la création de voies dédiées au covoiturage, une première en France.

Nantes Métropole et le Pays de Retz vont lancer une étude, d'ici la fin de l'année, pour créer une voie dédiée au covoiturage sur la "route de Pornic" et l'A83.
Nantes Métropole et le Pays de Retz vont lancer une étude, d'ici la fin de l'année, pour créer une voie dédiée au covoiturage sur la "route de Pornic" et l'A83. © Maxppp - Guillaume Bonnefont

Loire-Atlantique, France

Les embouteillages entre le Pays de Retz et la métropole nantaise sont le quotidien de beaucoup d'automobilistes. D'après les chiffres dévoilés par l'agence d'urbanisme de la région nantaise (AURAN), 35.000 déplacements sont réalisés chaque jour par les habitants du Pays de Retz vers Nantes Métropole, plus de 11.000 dans le sens inverse. 

Pour tenter de faciliter la vie de ces automobilistes, les élus du Pays de Retz et Johanna Rolland, la présidente de Nantes Métropole, ont donc signé, ce mercredi, un contrat de réciprocité avec l'ambition de créer des voies dédiées aux covoitureurs, une première en France. 

Une voie de covoiturage à l'étude sur la "route de Pornic" et l'A 83

"Aux heures de pointe, il me faut plus d'une heure et demie pour aller à mon travail", confie Nelly, une habitante de Sainte-Pazanne qui travaille au conseil départemental de Loire-Atlantique depuis huit ans. Maintenant, je ne prends que le train."  

D'ici la fin de l'année, une étude va être lancée pour créer des voies dédiées aux covoiturages sur "la route de Pornic" et l'A 83. "Nous allons réfléchir à favoriser le covoiturage, lance Johanna Rolland, la présidente de Nantes Métropole. Le covoiturage parle à la fois à ceux qui veulent changer de mode de déplacement car ils sont très engagés sur les sujets écologiques mais ça parle aussi à ceux qui se posent deux questions : combien mon déplacement me coûte et combien de temps je mets ?"

Favoriser le covoiturage n'est cependant pas suffisant pour désengorger les liaisons entre le Pays de Retz et la métropole nantaise. "Pourquoi pas un nouveau franchissement de Loire, c'est à l'étude, avance Bernard Morilleau, le maire de Sainte-Pazanne et président du pôle d'équilibre territorial et rural du Pays de Retz. _La liaison avec le ferroviaire est aussi à développer, toute comme les parkings relais pour se connecter avec les transports en commun de la métropole_." Mais certains élus présents lors de la signature restent tout de même dubitatifs. "Il faut être pragmatique et mettre en place des choses qui peuvent marcher comme augmenter le cadencements des transports en communs", confie Jean-Pierre Lucas, le maire de Rouans. 

Favoriser les producteurs du Pays de Retz

Outre des solutions pour faciliter les déplacements des habitants des deux territoires, ce contrat de réciprocité ambitionne également de favoriser les circuits courts en matière d'alimentation. "Il y a une nécessité d'organiser des débouchés, confirme Jean-Claude Lemasson, vice-président de Nantes Métropole chargé de l'agriculture péri-urbaine. Aujourd'hui, un certain nombre de productions vont approvisionner des territoires plus lointains alors que nous avons besoin de diminuer notre bilan carbone en matière de transports."

Ce plan, pour le moment à l'état de projet, doit permettre aux 1.000 exploitants du Pays de Retz de fournir les cantines de la métropole. Pour les élus, c'est une manière de promouvoir les territoires et de développer les circuits courts en matière d'alimentation. "La métropole continuera d'importer un certain nombre de produits que nous ne pourrons pas produire", modère cependant Jean-Claude Lemasson.