Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Transports

Médréac : Ils veulent un bus pour aller au lycée

lundi 30 octobre 2017 à 8:30 Par Alexandre Frémont, France Bleu Armorique

C'est un problème majeur pour certains habitants de Médréac en Ille-et-Vilaine. Dans cette commune de 2 000 habitants, il n'y a plus de bus pour rallier Rennes, là où certains lycéens de la commune poursuivent leurs études. Hugo, 17 ans, veut faire détourner une ligne de bus existante.

Autour d'Hugo (au centre), des habitants de Médréac sont venus soutenir le lycéen dans sa quête d'un bus pour se rendre au lycée
Autour d'Hugo (au centre), des habitants de Médréac sont venus soutenir le lycéen dans sa quête d'un bus pour se rendre au lycée © Radio France - Alexandre Frémont

Médréac, France

Depuis deux ans maintenant, Hugo va au lycée à Rennes. Tout se passe bien pour lui à l'école mais il y a juste un petit problème. Il n'y a pas de bus pour qu'il puisse aller lui-même au lycée. Alors, c'est sa mère qui le dépose à l'arrêt de bus le plus proche, à Montauban-de-Bretagne à 7 kilomètres de là. "Si vous faîtes le calcul, ça fait 7 kilomètres allez, 7 kilomètres retour, donc 14 kilomètres allez-retour. Si vous calculez, par semaine, on arrive à 70 kilomètres, ce qui fait donc près de 680 kilomètres par mois pour ma mère", détaille-t-il.

Si ce n'est pas sa mère, c'est celle d'un de ses camarades qui fait la navette. "C'est usant à force. Il faut se lever très tôt. Les parents sont obligé de faire le déplacement bien avant leur travail et ils sont obligés de venir nous chercher le soir", continue Hugo. "Ce n'est plus vivable" pour Isabelle, une des mamans. Et quand personne ne peut les emmener, les lycéens ne vont, tout simplement, pas à l'école.

Après trois mois de silence, la mairie de Médréac s'est enfin décidée de soutenir la démarche d'Hugo - Radio France
Après trois mois de silence, la mairie de Médréac s'est enfin décidée de soutenir la démarche d'Hugo © Radio France - Alexandre Frémont

On nous dit qu'il faut penser à la planète et utiliser plus souvent les transports en commun, mais quand on en a pas, comment on fait?" André, ancien habitant de Médréac, aujourd'hui à Montauban-de-Bretagne

Une ligne pour dynamiser la commune

Alors le lycéen décide d'agir. Il lance en juillet dernier une pétition en ligne pour faire détourner la ligne 12A Illenoo existante pour que celle-ci passe par Médréac. "J'ai demandé à la mairie de me soutenir dans cette démarche mais je n'ai pas eu de réponse depuis", soupire Hugo. Heureux hasard, lors de notre passage dans la commune, le maire vient à sa rencontre et accepte de le soutenir.

Dans la pétition en ligne d'Hugo, on peut lire les arguments du jeune homme : "Avec la mise en place d'une ligne de bus dans les communes de Médréac, Quédillac et Saint M'Hervon, de grandes économies pourront être réalisées par les habitants, la consommation d'essence sera nettement réduite, nous pourrons laisser nos véhicules au garage". Parce qu'il n'a pas tort, l'écologie, dans tout ça, n'est pas très respectée avec tous ces allez-retour en voitures. "On nous dit qu'il faut penser à la planète et utiliser plus souvent les transports en commun, mais quand on en a pas, comment on fait?", peste André, ancien habitant de Médréac, aujourd'hui à Montauban-de-Bretagne. Un intérêt pratique donc mais aussi écologique pour ces habitants.

La Région Bretagne n'est pas contre ce détournement

"Cette ligne peut bénéficier à tous, surtout pour nous les retraités qui souhaitons nous rendre à Rennes pour des examens par exemple et qui ne pouvons plus conduire, ajoute Paulette, 70 ans, qui vit à Médréac depuis toujours. Et puis c'est un bon moyen de dynamiser la commune et les autres villes autour parce que sans transports en commun pour rallier les grandes agglomérations, on va mourir", conclue cette retraitée. Les commerçants de la commune approuvent, appuyant sur le fait que si les familles n'ont pas de bus pour leurs ados, ils vont privilégier celles qui en ont et iront s'installer à Montauban-de-Bretagne ou ailleurs. Et nous, nous tomberons dans l'oubli", argumente une commerçante.

Du côté de la Région Bretagne, on nous dit que pour détourner la ligne, "il faut que la communauté de commune de Saint-Méen-Montauban fasse une demande de détournement à la Région et que neuf personnes et plus empruntent quotidiennement la ligne".