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Transports

"Train des primeurs" : une nouvelle liaison entre Perpignan et l'Île-de-France en décembre

Jean-Baptiste Djebbari, secrétaire d'État aux Transports, a annoncé ce jeudi la relance en décembre du "train des primeurs" reliant Perpignan à l'Île-de-France. Cette liaison ne sera plus assurée par la SNCF, mais par l'entreprise Novatrans.

À Rungis, un wagon réfrigéré du train des primeurs.
À Rungis, un wagon réfrigéré du train des primeurs. © Maxppp -

Secrétaire d’État chargé des Transports, Jean-Baptiste Djebarri confirme ce jeudi la mise en service d'un nouveau "train des primeurs" entre Perpignan et l'Île-de-France. Cette liaison sera exploitée par l'entreprise Novatrans et non plus directement par la SNCF. Elle ne reliera plus directement Perpignan au marché de Rungis, mais à la plateforme multimodale de Valenton (Val-de-Marne), située à quelques kilomètres.

Cette solution "répond à la demande des chargeurs qui souhaitent aujourd'hui acheminer une part importante de leurs marchandises directement dans les grandes surfaces" plutôt qu'à Rungis. De plus, la gare doit y être modernisée. "Dans les mois à venir, un train de transport combiné doit pouvoir directement desservir le marché de Rungis depuis Perpignan", a ajouté Jean-Baptiste Djebarri.

Une offre de transport combiné

La solution retenue combine le chargement de caisses de camions ou de camions entiers sur les wagons du train et l'utilisation des anciens wagons frigorifiques du "train des primeurs", dont la moitié ont été rénovés. Ainsi, "des types de marchandises très variés pourront être chargés au-delà des fruits et légumes", précise le secrétariat d'État, en ajoutant que "ce nouveau service ouvre la possibilité d'un retour du train chargé depuis l'Île-de-France vers Perpignan". Ce nouveau train sera plus simple et plus rapide pour Philippe Mortiz, responsable communication à la SNCF pour le fret ferroviaire : "Ce sera plus facile parce qu'il ne faudra pas décharger et recharger la marchandise des contenants routiers vers les contenants ferroviaires. _L'intérêt c'est aussi que le train part en fin de journée de Perpignan et qu'il arrive au petit matin en Île-de-France_. Normalement ce train répond à une demande que les clients nous font." 

Maispour Mickael Meusnier, cheminot CGT de Perpignan, ce nouveau train arrivera au contraire plus tard à Rungis : "Le train va partir plus tard avec une arrivée vers 5h30 du matin et après faut transférer la marchandise sur Rungis. C'est encore du temps supplémentaire et on sait que la marchandise doit être vendue le matin de très bonne heure. _J'ai eu quelqu'un au ministère qui m'a dit l'ancien train arrivait à 2h30, le nouveau arrivera à 5h30_. C'est tout de même trois heures de plus. On continue donc dans le mensonge de l'Etat."

La circulation de ce "train des primeurs" quotidien entre Perpignan et le marché de Rungis avait été suspendue en juillet, faute de clients. Une reprise du trafic était prévue et promise par le gouvernement au 1er novembre, mais les intempéries des 22 et 23 octobre dans le Sud et particulièrement dans l'Hérault, ont endommagé la voie ferrée, ce qui a retardé l'échéance

Après cette annonce, Jean Luc Gibelin, Vice-Président de la Région Occitanie veut rester prudent : "La première chose c'est que, sur ce quoi nous nous sommes mobilisés depuis des mois c'est à dire d'envisager à nouveau une desserte ferroviaire semble se concrétiser. C'est évidemment positif, après à ce stade nous allons continuer de nous mobiliser et être attentifs. Il faut que le ministère puisse préciser les horaires d'arrivées, qu'on soit certain que la desserte de Rungis se fasse dans de bonnes conditions, avoir le point sur l'équilibre financier. C'est donc une première étape importante, ça confirme que nous avons eu raison de nous mobiliser et que cette liaison ferroviaire n'est pas qu'un doux rêve. Il reste des étapes à passer et nous sommes déterminer pour pouvoir les passer correctement." La CGT de son côté appelle à manifester, avec un rassemblement le 8 novembre à Perpignan. 

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