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Mobilité en Berry : les habitants attendent davantage de l'offre ferroviaire

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Par , France Bleu Berry

Une étude locale se penche sur les habitudes et les attentes des Berrichons en matière de mobilité. Train, voiture, vélo, transports en commun...voici les grandes conclusions de cette enquête.

Un TER en gare de Bourges
Un TER en gare de Bourges © Radio France - Michel Benoit

L'association "TGV et mobilité ferroviaire région Grand Centre-Auvergne", qui regroupe notamment de nombreux élus (maires, députés, présidents de conseils départementaux...) a publié, vendredi 21 février, une étude sur la mobilité des Berrichons. Comment se déplacent-ils ? Quelles sont leurs attentes ? 1300 personnes ont répondu à un questionnaire détaillé.

Une desserte ferroviaire mal adaptée

Sans surprise, le point noir des transports se situe sur les rails. "Entre Châteauroux, Vierzon, Issoudun, Bourges, Saint-Amand et Montluçon, il y a une véritable attente vis-à-vis du train", indique Rémy Pointereau, sénateur LR du Cher et président de l'association qui a commandé l'enquête. Le sénateur compte toujours sur l'arrivée de la LGV - mais cela ne se fera pas avant au moins dix ans.

En attendant, en Berry, l'offre est encore sous-développée, précise Nicolas Picheral, expert mobilité du bureau d'études Mouv'innov, qui a réalisé et analysé les questionnaires. "La plupart des déplacements en train doivent se faire via Paris, donc on perd pas mal de temps. Et la desserte ferroviaire, globalement, n'est pas forcément adaptée. C'est ce qui ressort de l'enquête." Exemple : pour un trajet Châteauroux-La Rochelle, compter 3 heures de voiture et... entre 4 et 7 heures de train (avec parfois deux correspondances) ! Pas très incitatif. 

Les habitants demandent des alternatives à la voiture, économiques et écologiques

Pourtant, les habitants expriment une véritable demande pour une alternative à la voiture "solo". "Les gens veulent des tarifs attractifs vers les solutions alternatives à la voiture "solo". Et ils veulent, ensuite, que des solutions éco-responsables qui préservent l'environnement. Les gens ressentent que nous sommes dans un passage de crise, et sont prêts à se mobiliser pour la planète." Pour ce faire, l'association préconise de développer le covoiturage, l'autopartage, ainsi que l'intermodalité, c'est-à-dire le fait d'utiliser plusieurs moyens de transport. Avec davantage de parking-relais dans les gares, par exemple. 

Enfin, l'option du vélo reste aussi à développer. Environ 60% des berrichons disent posséder un vélo, mais tous ne s'en servent pas. Ce n'est pas toujours évident, en zone rurale, reconnaît Nicolas Picheral. Cependant, des solutions existent. "Ça peut être du vélo électrique qui permet de faire trois à quatre fois plus de distance, on peut aussi les mettre à bord des soutes des autocars et dans les trains. Et pour se déplacer de chez soi à la gare, si le stationnement est sécurisé, c'est envisageable aussi."

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