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Transports DOSSIER : Le projet d'aéroport à Notre-Dame-des-Landes

Nantes-Atlantique : un aéroport trop petit ?

lundi 6 juin 2016 à 17:50 Par Typhaine Morin, France Bleu Loire Océan

L'aéroport de Nantes-Atlantique, qui a une piste, serait trop petit, pour les défenseurs du projet de transfert de l'aéroport à Notre-Dame-des-Landes. Faux, répondent les opposants au projet : il est possible de développer l'aéroport actuel et d'améliorer sa desserte sans en construire un nouveau.

Nantes-Atlantique a accueilli près de 4,4 millions de passagers en 2015
Nantes-Atlantique a accueilli près de 4,4 millions de passagers en 2015 © Maxppp -

Nantes, France

Les partisans du transfert de l'aéroport de Nantes à Notre-Dame-des-Landes estiment que celui-ci est saturé. En 2015, l'aéroport de Nantes-Atlantique a accueilli 4.393.000 voyageurs. Selon l'association Les Ailes pour l'Ouest, 250 vols ont été refusés cette même année, alors que l'aéroport de Nantes-Atlantique connaît, selon l'association, "la plus forte croissance des aéroports européens depuis 10 ans, avec +5,7% de passagers en 2015". Sa fréquentation a doublé en 10 ans.

L'association rapporte que l'aéroport a "connu 135 jours de saturation en 2015", et que cette saturation n'est pas liée à la piste, mais "à l’enclavement de l’aéroport dans l’agglomération qui ne permet pas d’élargir l’emprise foncière (aires de stationnement des avions insuffisantes, taxiways, parkings…) pour les 50 prochaines années". La piste de l'aéroport ne pourrait par ailleurs pas être agrandie, puisqu'"elle se situe dans l'alignement du centre ville et du lac de Grand-Lieu, zone Natura 2.000".

Le maintien est possible, mais très coûteux" - Direction générale de l'aviation civile

Il est possible de développer l'actuel aéroport, estiment de leur côté les opposants au projet de transfert. Les projections réalisées par la direction du transport aérien estime qu'à l'horizon 2030, l'aéroport de Nantes aura un trafic de 6 millions de passagers. Pour accueillir tout ce monde, les opposants au transfert prônent des aménagements dans l'existant. "Il est possible de garder et d'optimiser l'aéroport actuel pour un coût bien moindre que celui prévu pour Notre-Dame-des-Landes." Mais selon une étude de la Direction générale de l'aviation civile (DGAC) et de la direction départementale des territoires et de la mer de la Loire-Atlantique, si "la solution du maintien de l'activité n'est pas physiquement impossible, [elle] serait très coûteuse". Il faudrait par exemple fermer l'aéroport pendant 3 à 6 mois pendant la réfection de la piste.

LIRE AUSSI ►► Aéroport de Notre-Dame-des-Landes : un référendum pour trancher un vieux débat

Un aéroport dangereux ?

Pour les partisans du transfert d'aéroport, le site actuel est certes classé en catégorie A, mais il est "considéré comme un des plus dangereux des aéroports français en raison de la proximité des zones à forte densité de population, de la complexité des trajectoires imposées liées à l’orientation de la piste", affirme l'association Les Ailes pour l'Ouest, qui cite le Bureau enquête Accident et contrôleurs aériens SAC-CGT. Et les avions survolent le centre ville de Nantes "à moins de 300 mètres" d'altitude, ajoute l'association.

Les opposants au transfert de l'aéroport disent la même chose mais avec une autre source : la DGAC. Le site est bien classé en catégorie A, mais il ne présente "pas de problème particulier". D'autres aéroports, comme ceux de Marseille ou Strasbourg, sont classés en catégorie B, et les avions survolent également ces villes.