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Transports

Nouveau terminal à l'aéroport de Roissy : donnez votre avis

mardi 12 février 2019 à 5:01 Par Émilie Defay, France Bleu Paris et France Bleu

La concertation publique sur le futur terminal 4 de l'aéroport Charles-de-Gaulle commence ce mardi 12 février. L'occasion de découvrir ce projet pharaonique qui suscite déjà inquiétudes et oppositions.

 Aéroport de Roissy Charles-de-Gaulle, photo d'illustration
Aéroport de Roissy Charles-de-Gaulle, photo d'illustration © Maxppp - Yann Foreix

Île-de-France, France

Il ne sera terminé qu'en 2037 mais le nouveau terminal de l'aéroport de Roissy fait déjà beaucoup parler de lui. Aéroports de Paris lance ce mardi une concertation publique autour de ce méga projet. Un bâtiment de 167 hectares capable à terme d'accueillir jusqu'à 40 millions de passagers par an. Les travaux doivent commencer en 2021 et s'étaler jusqu'en 2037.

Le projet, dont le coût est estimé à 7 milliards d'euros, doit permettre à Roissy de faire face à la croissance du trafic aérien. "Avec 72 millions de passagers par an, l'aéroport est aujourd'hui saturé", indique Edward Arkwright, le directeur général d'Aéroports de Paris. Si on veut saisir l’augmentation du trafic qui est de 2 à 3% par an, on doit développer l'aéroport"

Plus de passagers et plus d'avions

Avec ce nouveau terminal, l'aéroport Charles-de-Gaulle sera capable d'accueillir 120 millions de passagers en 2037. Le nombre d'avions va lui aussi fortement augmenter s'inquiètent les opposants au projet qui craignent une explosion des nuisances. "On passera de 1300 vols par jour à 1800, soit une augmentation de 38%, c'est énorme", souligne Patric Kruissel, vice-président de l'ADVOCNAR, association de lutte contre les nuisances aériennes. "Les nuisances vont donc forcément augmenter même si les futurs avions font moins de bruit"

A Gonesse, où a lieu la première réunion publique ce mardi, cette perspective inquiète également les habitants. "C'est déjà insupportable aujourd'hui. L'été, on ne peut pas manger dehors, les avions passent en permanence, à très basse altitude, on ne s'entend pas", témoigne Sylvie, qui habite près du centre ville. "J'ai beaucoup d'amis qui ont déménagé. Peut-être que je le ferai aussi d'ici 2037 même si j'ai toujours vécu ici"

Une concertation pour rassurer

L'objectif de la concertation est justement de répondre à ces inquiétudes. "On peut faire croître l'aéroport sans changer le plan d'exposition au bruit, sans augmenter le nombre de personnes exposées et en ayant un bruit, entre 2028 et 2037, similaire à celui de 2014", assure Edward Arkwright. "Cette concertation sera l'occasion d'expliquer cela, de recueillir les idées, les propositions et les critiques éventuelles"

Cette concertation, qui se déroulera jusqu'au 12 mai, concerne 480 communes sur sept départements (Seine-et-Marne, Yvelines, Seine-Saint-Denis, Val-de-Marne, Val d'Oise, Oise et Paris). Elle s'articulera autour de dix réunions publiques, des ateliers, des cafés participatifs et des visites du site. Une première réunion publique a lieu à Gonesse mardi 12 février à 19 heures.