Transports

Pollution Ile-de-France : la gratuité dans les transports n'a pas séduit les Franciliens

Par Fanny Lechevestrier, France Bleu Paris et France Bleu lundi 19 décembre 2016 à 12:31

Le RER à Paris (photo d'illustration)
Le RER à Paris (photo d'illustration) © Radio France - Martine Bréson

La gratuité des transports en commun durant les pics de pollution a eu peu d'impact sur la fréquentation des transports en commun, en région parisienne. C'est ce qui ressort ce lundi midi d'une étude du STIF, le syndicat des transports d'Ile-de-France.

Quelles ont été les conséquences de la circulation alternée et surtout de la gratuité des transports en commun mises en place pour lutter contre la pollution à Paris et en région parisienne ces dernières semaines? Selon une étude publiée ce lundi midi par le STIF, le syndicat des transports d'Ile-de-France, les effets sur la fréquentation dans le métro et les transiliens a été plus que limitée. En revanche, le coût de la mesure est important, souligne le STIF, qui réclame des "options plus efficaces" en période de pics de pollution.

5% de trafic en plus selon la SNCF

Selon le STIF et suivant des relevés effectués entre les 6 et 9 décembre 2016, le trafic aurait augmenté de 5% en moyenne sur les réseaux de bus, métros et transiliens durant cette période. A l'exception du RER B victime de problèmes techniques, la SNCF estime à environ 5% de trafic supplémentaire sur ses RER et transiliens. Côté RATP, des relevés ont été faits sur les lignes 2, 5 et 9 qui disposent de comptages automatiques sur les rames, la fréquentation a augmenté de 3 à 12% selon les jours. Sur la ligne A du RER, aucune hausse significative n'a en revanche été enregistrée.

Pour un coût de 23 millions d'euros

Peu de fréquentation supplémentaire malgré la gratuité mais un coût certain, rappelle le STIF dirigé par Valérie Pécresse, la présidente Les Républicains de la région Ile-de-France : 4 millions d'euros par jour de semaine et 3 millions d'euros le samedi. Au total, les mesures de gratuité dans les transports ont coûté 23 millions d'euros en 2016. "Avec 23 millions d'euros, le STIF aurait pu acheter 50 bus électriques qui auraient roulé 14 ans sans émettre de pollution" souligne le communiqué de presse.