Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour

Parking payant au CHU : la grogne du personnel et des proches de patients

-
Par , France Bleu Poitou
Poitiers, France

Depuis le 21 novembre, le parking du CHU est payant. Résultat le personnel de santé ne peut plus se garer devant la Tour Jean Bernard et doit se rendre au P15 situé de l'autre côté de la tour. Seul bémol, il n'y a pas assez de places lors de la rotation entre ceux du matin et ceux de l'après-midi.

Le manque de places poussent certains membres du personnel au parking sauvage.
Le manque de places poussent certains membres du personnel au parking sauvage. © Radio France - Nicolas Boué

Le casse-tête des 5.000 membres du personnel du CHU de Poitiers. Vers 14h, lors de la rotation entre ceux du matin et ceux de l'après-midi, des dizaines et des dizaines de voitures poussent à l'entrée du parking. Mais problème : il n'y a déjà plus de place. Du coup, certains ont pris des dispositions comme Hélène aide-soignante, qui vit à 50 km du CHU : "lorsque je travaille à 14h, je pars de chez moi vers midi pour être sûre d'avoir une place" affirme-t-elle.  

Mais il y a ceux qui, malgré tout, tentent d'arriver quelques minutes avant et se voient donc contraints au parking sauvage selon Nicolas Boué de la CGT : " le personnel se gare là où il peut, sur des pelouses, entre des pierres ou en double file." Aurélie a peur de se faire accrocher sa voiture : "on vient au boulot avec le stress". 

Une file d'attente interminable avant l'embauche à 14h.
Une file d'attente interminable avant l'embauche à 14h. © Radio France - Nicolas Boué

Elle choisit donc de se garer plus loin sur un autre parking dédié au personnel. Mais il faut alors marcher des dizaines de mètres et le soir elle n'est pas rassurée : "on essaye de s'attendre entre collègues pour pas faire le trajet seul". Patricia non plus n'est pas tranquille : " c'est sombre, il n'y a pas de lumière sur le trajet, il y a des buissons. On ne traîne pas." Et puis il y a ceux qui se découragent et repartent : "j'en parlais avec la bibliothécaire. Et parfois, elle se retrouve sans bénévole. Ils ont vu qu'ils ne pourraient pas se garer. Alors ils sont repartis" raconte Patricia. 

Les syndicats demandent donc 200 places de plus pour que le trafic se fluidifie aux heures de rotation. De son côté, le CHU reconnaît des dysfonctionnements et affirme procéder à des réajustements dans les plus brefs délais. 

Des proches de patients agacés

Au-delà du personnel, la grogne monte aussi chez les proches des patients. Marcel est ulcéré. Sa femme est en fin de vie et depuis la mise en place du parking payant, il se retrouve à payer entre 4 et 5 euros par jour. "C'est un scandale!" s'indigne-t-il. Et quand il a dû payer le 21 novembre : " j'ai craqué". 

L'heure gratuite ne suffit pas selon lui : "Une heure c'est vite passé. Vous savez quand vous devez enfiler une tenue stérile ça prend presque déjà une heure." Le parking est devenu payant fin novembre pour éviter les voitures ventouses et les personnes qui stationnent ici pour ensuite prendre le bus direction le centre-ville. C'est en tout cas l'une des raisons invoquées par le CHU. Marcel a du mal à y croire : "C'est n'importe quoi !"

Cependant, certaines personnes ont un accès gratuit en permanence. Il s'agit des patients qui sont hospitalisés ou viennent en consultation, des personnes handicapées, des parents d'un enfant hospitalisés, des proches d'un patient du secteur réanimation, l'accompagnant d'une maman en maternité, les ambulanciers, les VSL et les taxis.)   Et depuis quelques jours, Marcel fait partie de ces personnes là. Il a lui obtenu un badge qui lui donne un accès gratuit dès qu'il rend visite à sa femme. 

Choix de la station

À venir dansDanssecondess