Transports

Pas de circulation alternée à Marseille

Par Thibault Maisonneuve, France Bleu Provence et France Bleu lundi 23 janvier 2017 à 18:59

Pas de circulation alternée comme ici à Paris envisagée à Marseille (photo d'illustration)
Pas de circulation alternée comme ici à Paris envisagée à Marseille (photo d'illustration) © Maxppp -

Alors que la circulation alternée est reconduite à Lyon et Paris et qu'elle est mise en place mardi à Grenoble, la métropole Aix-Marseille-Provence juge cette mesure inutile quand des pics de pollution sont franchis en période estivale. La collectivité préfère développer les transports alternatifs.

La métropole Aix-Marseille-Provence estime que la circulation différenciée n'est pas utile et préfère mettre l'accent sur les transports alternatifs dans le cadre du plan mobilité transport. Un plan à 3 milliards d'euros destiné à augmenter de 50 à 100% l'utilisation des transports en commun.

Lors de la présentation de ses vœux à la presse, le 16 janvier dernier, le sénateur-maire de Marseille Jean-Claude Gaudin redisait son opposition à la pastille verte, alors que le parc automobile de Marseille est l'un des plus vieux de France.

Aucun pic de pollution n'a été franchi dans le sud est de la France, mais Marseille est considérée comme la ville la plus polluée de France en raison des particules fines et de la pollution à l'ozone en période estivale.

Des transports collectifs plutôt que la circulation différenciée

Dans la métropole Aix-Marseille-Provence, 94% des déplacements de plus de sept kilomètres se font en voiture.

Si Marseille veut en finir avec le "tout voiture", Jean-Pierre Serrus, l'élu en charge des Transports à la métropole Aix-Marseille indique qu'il n'a pas l'intention de "bloquer le fonctionnement de la métropole et notamment l'activité économique alors que la métropole ne peut pas offrir pour l'instant des modes de transports non polluants".

Dès 2017, un nouvel abonnement doit permettre de se déplacer sur tous les réseaux. Des pôles d'échanges doivent aussi être créés sur un territoire qui fait quatre fois celui de la région parisienne.