Transports

Petit train de La Mure : il y aurait trois nouveaux candidats potentiels pour la reprise

Par Xavier Demagny, France Bleu Isère vendredi 25 septembre 2015 à 18:48

Le petit train de La Mure, en marche avant l'éboulement de 2010.
Le petit train de La Mure, en marche avant l'éboulement de 2010. © Max PPP

Après un éboulement sur les voies en 2010, les fameux wagons rouges sont à l'arrêts. Le candidat privilégié par l'ancienne majorité départementale pour la reprise du Petit train de La Mure a annoncé son abandon cette semaine, mais d'autres candidats sont d'ores-et-déjà sur les rails.

C'est un feuilleton qui dure depuis 2010, celui du petit train de la Mure. Un éboulement survenu il y a 5 ans sur les voies bloque cette ligne touristique et empêche la circulation des fameux wagons rouges.

Plusieurs projets de reprise ont été évoqués ces dernières années, mais aucun n'a vraiment abouti. En mars dernier, la précédente majorité du conseil départemental avait voté pour engager des discussions avec une société, Rail Atour Fer.  Mais ce repreneur potentiel a finalement jeté l'éponge cette semaine.

Énième étape d'un feuilleton qui dure

On ne sait pas exactement pourquoi cette société, Rail Atour Fer, a abandonné.  Mais le changement de majorité départementale et de couleur politique peut être une explication : visiblement ce projet présenté par deux passionnés de train n'a pas réussi a séduire la nouvelle équipe de droite. 

A l’époque pourtant le projet avait pourtant convaincu les élus locaux et départementaux. Il prévoyait de relancer le train électrique entre La Mure et le grand Balcon qui surplombe le lac de Monteynard. Mais aussi une activité de réhabilitation de trains historiques, un restaurant, un vélo rail.

C'est donc une énième étape dans ce feuilleton qui dure. On se souvient déjà de l'abandon de la société québécoise Lavallin, en 2014. 

De nouveaux candidats sur les rails

Trois candidats se seraient présentés. Deux seraient des sociétés qui avaient déjà déposé un projet ces dernières années. La société québécoise, Lavallin, qui semble donc retenter sa chance. Mais aussi Kléber-Rossillon, dont le dossier avait été retoqué en 2011. Cette entreprise gère déjà le petit train de l'Ardèche. Ce vendredi matin, M. Kléber Rossillon était d'ailleurs sur place, à La Mure, pour faire du repérage et rencontrer des élus.

Le conseil départemental doit lui réunir les protagonistes du dossier - élus, comité de soutien - **d'ici le mois de novembre** pour faire le point sur les propositions ; conclure le plus vite possible une convention d'occupation temporaire qui permettra l'exploitation de la ligne et surtout commencer des travaux. Il va falloir vérifier l'état des voies, des viaducs, remettre en état les caténaires pour électrifier a nouveau les véhicules, qu'il faudra aussi rénover au passage.

De leurs côté les élus sont mobilisés. Comme le maire de La Mure, Eric Bonnier, très attaché à la remise en route du petit train rouge : "On ne _lâchera rien. _Tout le monde restera mobilisé pour que ce petit train redémarre". L'élu l'espère d'ici 2017-2018.