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Peur du coronavirus : un quart des usagers ne veulent plus prendre le tram et les bus à Bordeaux

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Par , France Bleu Gironde

L'enquête menée par le groupe Keolis montre une crise de confiance vis à vis des transports en commun. Le gestionnaire du réseau TBM à Bordeaux ouvre des pistes pour reconquérir ses clients inquiets.

Les mesures barrières sont en place dans le tram bordelais.
Les mesures barrières sont en place dans le tram bordelais. © Maxppp - Fabien Cottereau

Un quart des usagers des transports en commun ne veulent plus revenir dans les trams et les bus. C'est le résultat de l'enquête Keoscopie, menée par le groupe Keolis. Le gestionnaire du réseau TBM sur la métropole bordelaise a étudié les changements de comportement des voyageurs depuis la crise du covid. Les voyageurs sont inquiets de devoir prendre les transports en commun. Et TBM devra en tirer les enseignements.      

Une crise de confiance

Eric Chareyron, le directeur de la prospective "modes de vie" chez Keolis a cette formule : "On a reçu un seau d'eau glacée sur la tête" en découvrant les résultats de l'enquête. Bien sûr avec une chute de trafic de 30% en octobre avant le deuxième confinement, les responsables du réseau TBM s'en doutaient un peu : ils doivent faire face à une crise de confiance. Toutes les mesures barrières mises en place n'y font rien. Les voyageurs peuvent aller au restaurant avec leurs amis, aller chez les commerçants ou fréquenter leurs collègues de travail. Mais être au contact de gens qu'ils ne connaissent pas dans un tram ou dans un bus, ça n'est pas la même chose. Désormais, la promiscuité que l'on pouvait connaître aux heures de pointe n'est plus acceptée. 

Concilier le transport en commun avec le plaisir de l'exercice physique.

A terme, cela veut dire repenser l'offre de transport. 30% des usagers du tram par exemple ne font pas plus de trois stations. Le développement très fort depuis quelques mois de la marche à pied constitue une piste. "Il y a une redécouverte du plaisir de l'exercice physique, précise Eric Chareyron.  Beaucoup de gens nous disent qu'ils utilisent le transport public mais que, s'ils savent qu'il y a du monde là où ils doivent s'arrêter, ils descendent à l'arrêt précédent et terminent à pied. On voit qu'on peut créer demain les conditions d'une mobilité plus agréable où l'on va concilier le transport en commun avec le plaisir de l'exercice physique". Une option d'autant plus plausible que 35% des usagers du tram de Bordeaux ne circulent que sur de courtes distance, pas plus de trois stations. Autre piste : le décalage des horaires des collégiens, des lycéens et des étudiants. Cela a été fait à Rennes par exemple avec de très bons résultats. La ville de Rennes a ainsi économisé l'achat de huit nouvelles rames de métro. Keolis Bordeaux souhaite accélérer sur ce dossier avec l'Université et Bordeaux Métropole. La dernière option consisterait à augmenter encore les fréquences de circulation, notamment dans le centre de Bordeaux, même terminus partiels qui permettent aux rames de faire demi-tour pour ne pas circuler sur l'ensemble de la ligne sont en place depuis quatre ans. Cette solution pourrait encore être optimisée.

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