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Dossier : Le tunnel du Chambon

PHOTOS - La vie à La Grave, un an après la fermeture du tunnel du Chambon

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Par , France Bleu Isère, France Bleu Provence
Lac du Chambon, Isère, France

Depuis un an, le tunnel du Chambon (Isère) est fermé, à la suite de l'éboulement de tout un pan de montagne. Conséquence : entre 30 et 50% de fréquentation dans les hôtels et restaurants de La Grave (Hautes-Alpes). Une route de secours a été aménagée il y a cinq mois.

Depuis le 24 novembre, une route de secours a été aménagée
Depuis le 24 novembre, une route de secours a été aménagée © Radio France - Pierre Coquelin

Un an après, l'éboulement du tunnel du Chambon reste dans tous les esprits. Roland Jacob, agriculteur et adjoint au maire de La Grave, n'hésite pas à parler de "drame". "Le mot n'est pas fort : la crise n'est pas éteinte", ajoute-t-il.

Dans la commune de près de 500 habitants, on se souvient de ces traversées du lac en bateau, en hélicoptère l'été (4000 euros par jour à la charge de la commune) ou bien encore ces chemins de randonnées de 45 minutes pour regagner l'autre rive. L'adjoint se souvient de ces aides à domicile, de ces ouvriers du bâtiment... "Dans les bateaux, on trouvait des bobines, des sacs de ciment. On a même eu un veau un jour !", sourit-il.

A La Grave, l'impact économique de la fermeture du tunnel du Chambon

Des souvenirs et un impact. "Un impact économique et psychologique", explique une restauratrice qui annonce "50% de baisse de fréquentation" pour son établissement depuis un an. Au téléphérique des Glaciers de la Meije, David Le Guen, le responsable commercial, parle d'un "bon tiers" de clients en moins, notamment les Isérois et Lyonnais. Un coup dur pour cette commune qui vit du tourisme de passage.

"Un bon tiers" de fréquentation en moins au téléphérique depuis un an
"Un bon tiers" de fréquentation en moins au téléphérique depuis un an © Radio France - Pierre Coquelin

Détours et manque à gagner

Le tourisme, mais aussi les travaux publics. Patrick Fège dirige une société de BTP d'une vingtaine de salariés à La Grave. "On essaye cette année de rester sur notre secteur. On a pas beaucoup de travaux, mais on va essayer de faire avec", confie le patron, qui réalise "60 à 70%" de ses chantiers en Isère. Les semi-remorques sont obligés de faire le tour par Gap-Briançon. "C'est des heures et des journées de travail supplémentaires", se lamente l'entrepreneur.

"Des heures et des journées de travail supplémentaires"

"Si on parle du téléphérique, on creuse le déficit de jour en jour. Il faudrait ouvrir les vannes parce que là, on respire à peine"

"Rendre la vie plus supportable aux habitants, ça on a su faire. Mais on a pas su amener nos touristes par ce détour de 4 heures qui n'est pas naturel", se lamente Roland Jacob. Et ce même depuis l'ouverture de la route de secours entre Bourg-d'Oisans et La Grave depuis fin novembre. "Pour éviter les bouchons, sur les panneaux et les GPS, on dit que la route est fermée", confie l'élu.

Un feu a été aménagé sur la route de secours
Un feu a été aménagé sur la route de secours - Pierre Coquelin

Une petite route bitumée, sinueuse, escarpée. 5,3 kilomètres aménagés sur un chemin forestier le long de la rive gauche du lac du Chambon. Sur les côtés, des filets de protection rappellent les dangers d'une montagne capricieuse.

"Cette route, c'est un pis-aller"

Depuis son ouverture le 24 novembre, 700 voyageurs utilisent chaque jour cette route de secours. Une route qui a coûté quelques 7,5 millions d'euros. "Cette route, c'est un pis-aller. Une solution notoirement insuffisante, réalisée tardivement. Je ne critique pas, car le département a mis de l'argent. C'est vrai que la prise de conscience a été évolutive : un chantier pas évident à cerner", commente Roland Jacob. Simon gère un gîte à l'entrée de La Grave. Pour lui, cette route, ça a un côté "champêtre". "Vivement la nouvelle route, mais pour l'instant, ça nous permet d'aller à Grenoble. On a moins de camions, c'est plus calme.", ajoute-t-il.

"Si la route rouvre en novembre, alors là, je mange ma main"

La réouverture du tunnel est prévue en novembre, "si tout se passe bien", pour reprendre les termes de Jean-Pierre Barbier, président du conseil départemental de l'Isère. Dans la commune, on espère, en sachant qu'il faudra plusieurs saisons pour se refaire. Quant à David Le Guen, il explique : "Si la route rouvre en novembre, alors là, je mange ma main".

La route de secours, un "pis-aller"

La route de secours emprunte la rive gauche du lac de Chambon
La route de secours emprunte la rive gauche du lac de Chambon © Radio France - Pierre Coquelin
Certains hôtels et restaurants parlent de "moins 30 à 50%" de fréquentation
Certains hôtels et restaurants parlent de "moins 30 à 50%" de fréquentation © Radio France - Pierre Coquelin
Plan de situation de la route de secours du Chambon.
Plan de situation de la route de secours du Chambon. © Radio France - Xavier Demagny
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