Transports DOSSIER : LGV Paris-Bordeaux

PHOTOS-VIDEOS | Retour en images sur le chantier de la LGV Paris-Bordeaux

Par Mikaël Roparz, France Bleu Gironde, France Bleu La Rochelle, France Bleu Poitou, France Bleu Touraine et France Bleu mercredi 21 juin 2017 à 18:00

Retour en images sur le chantier de la LGV Paris-Bordeaux
Retour en images sur le chantier de la LGV Paris-Bordeaux - Papa Sierra - LISEA / Production On Air - Vinci

Commencé en 2011, le chantier de la nouvelle ligne à grande vitesse s’est achevé en 2017. Le chantier a mobilisé jusqu’à 9000 personnes. Le défi : créer, en seulement cinq ans, 340 km de ligne nouvelle entre Tours et Bordeaux.

Le 7 juin, un TGV sans passagers a quitté Paris à destination de Bordeaux. Un trajet qu'il a effectué en 2h08 : une grande première, moins d'un mois avant l'ouverture de la ligne à grande vitesse, le 2 juillet. Avant d'en arriver là, il a fallu réaliser un chantier titanesque.

Les LGV, des enjeux multiples

L’histoire des LGV débute en 1966 avec la mise en place au sein de la SNCF d’un service de la recherche dédié à la création d’un "turbotrain" à grande vitesse, sur le modèle du Shinkansen japonais. De nombreux essais ont lieu jusqu’en 1976, date de la construction d’une première ligne à grande vitesse entre Paris et Lyon.

En 1981, le TGV atteint la vitesse record de 380 km/h.

A l'origine, il s'agit pour la SNCF de mieux relier les territoires entre eux et avec le reste de l’Europe et de participer au développement économique des régions traversées.

Le chantier de la LGV Paris-Bordeaux en 40"

Il a d'abord fallu réaliser l’ensemble des travaux d’infrastructure (génie civil, terrassement, rétablissement des réseaux, assainissement). Les ouvriers ont déblayé ou remblayé le sol.

Des moyens énormes ont été mis en œuvre : 1 600 engins très spécialisés ont brassé 38 millions de m3 de remblais.

Le chantier de la LGV à Poitiers en juin 2013 - Radio France
Le chantier de la LGV à Poitiers en juin 2013 © Radio France - Mikaël Roparz

En parallèle, il a fallu s’occuper des ouvrages d’arts. Plus de 9 000 personnes ont été mobilisées dans cette première phase de construction, au pic de l’activité en été 2013.

500 ouvrages d’art ont été réalisés. Ce sont par exemple des viaducs, des ponts-rails, des ponts-routes, des estacades (identique à un pont ou un viaduc avec la particularité d’être long et bas).

Le viaduc de la Dordogne : le plus grand défi pour le constructeur

Le viaduc de la Dordogne vu du ciel  - Aucun(e)
Le viaduc de la Dordogne vu du ciel - Maxppp

Parmi eux, des ouvrages spectaculaires comme les viaducs de l’Auxance, l’estacade de la Folie à Poitiers ou encore l’estacade de la Couronne en Charente.

Un des deux viaducs de l'Auxance dans la Vienne - Radio France
Un des deux viaducs de l'Auxance dans la Vienne © Radio France - Mikaël Roparz

Mais, le viaduc de la Dordogne représente le plus grand défi pour le constructeur : avec ses 1 319 mètres, il est le plus long viaduc du tracé et est en partie construit en rivière, ce qui implique de nombreuses contraintes. Il a fallu faire appel à une dizaine de grues. 45 000 m2 de béton ont été nécessaires pour arriver à construire ce géant.

Le viaduc de la Dordogne - Aucun(e)
Le viaduc de la Dordogne - Maxppp

Préserver l'environnement

À l’endroit où un des piliers du Viaduc de la Vienne devait être construit, l’étude d’impact environnemental avait recensé 50 grandes mulettes et 8 000 mulettes épaisses. L’espèce faisant l’objet d’un plan national d’action, il a été décidé de les déplacer dans la Creuse où se trouvent plusieurs de leurs congénères.

Le constructeur a dû aussi défricher plusieurs massifs boisés. 1200 hectares ont été replantés, soit une surface supérieure à celle défrichée.

La phase des essais dynamiques a débuté en 2016 et s’est achevée en janvier 2017. Au total, 640 km de fils caténaires et 14000 poteaux ont été installés.