Transports

Pierre Chasseray : "Les applications comme Coyote sont positives pour la sécurité routière"

Par Clémence Fulleda, France Bleu Provence lundi 31 octobre 2016 à 7:33 Mis à jour le lundi 31 octobre 2016 à 10:33

Un radar automatique
Un radar automatique © Radio France - Marie-Audrey Lavaud

Pierre Chasseray, délégué général de l'association 40 millions d'automobilistes, était l'invité de France Bleu Provence à 7h50 ce lundi 31 octobre. Il a expliqué sa position sur les applications et les sites qui permettent de repérer les radars.

Pierre Chasseray, délégué général de l'association 40 millions d'automobilistes était l'invité de France Bleu Provence ce lundi 31 octobre à 7h50.

Alors que les routes sont chargées et que plus de 500 contrôles sont prévus jusqu'à demain dans les Bouches-du-Rhône pour les vacances de la Toussaint, il explique sa position sur les applications et les sites qui permettent de repérer les radars. Jean-Pierre Grand, sénateur LR de l'Hérault, a en effet récemment demandé l'interdiction de ces applications utilisées par les automobilistes. C'était d'ailleurs le sujet de la ligne ouverte de France Bleu Provence ce lundi 31 octobre.

Pierre Chasseray a tenu à préciser que les avertisseurs en eux-mêmes sont interdits. Et c'est vrai que depuis 2012, c'est le cas.

"Zones de dangers"

Cependant, de nombreuses applications, réseaux sociaux ou dispositifs (comme Waze ou Coyote) dits "d'aides à la conduite" permettent d'indiquer "des zones de danger" et donc... la présence de radars ! Ces dispositifs sont légaux et s'ils ne précisent pas la position précise du radar, ils donnent tout de même des indications.

Il faut noter que la Cour d'appel de Montpellier a décidé le 21 septembre 2015 de relaxer les usagers qui utilisaient Facebook, pour s'informer de présence de radars, estimant que ce réseau social pouvait s'apparenter à un assistant d'aide à la conduite.

"Ces applications sont utiles"

Pour Pierre Chasseray, ces applications communautaires, enrichies par les automobilistes, peuvent être utiles :

"Coyote va indiquer par exemple des rétrécissements de chaussée, des bouchons, tout un tas d'informations qui sont positives pour la sécurité routière. Le délégué interministériel à la sécurité routière a lui même salué ces applications en disant que si elles étaient bien utilisées, elles pouvaient permettre d'éviter des accidents."

Emmanuel Barbe, le délégué interministériel à la sécurité routière, a cependant aussi précisé que ces dispositifs pouvaient être dangereux. Il a par ailleurs indiquer que des "voitures radars" sans policiers seraient sur les routes dès le 1er trimestre 2017. Des prestataires extérieurs pourraient conduire ces véhicules qui ont des radars embarqués et qui ne sont donc quasiment pas détectables.

789 millions d'euros rapportés par les radars

L'an dernier, les radars ont généré 789 millions d'euros. Une somme record qui s'explique par le fait que les radars peuvent désormais verbaliser les chauffards européens.

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