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Transports

Plateau de Haye : le blues des conducteurs après le caillassage d'un bus le week-end dernier

mercredi 27 septembre 2017 à 5:00 Par Cédric Lieto, France Bleu Sud Lorraine

Le trafic des bus dans le Grand Nancy est revenu à la normale depuis le début de la semaine. Il avait été interrompu puis dévié sur le plateau de Haye après un caillassage vendredi 22 septembre. Etat des lieux.

Machine à valider sur un bus du réseau Stan à Nancy
Machine à valider sur un bus du réseau Stan à Nancy © Maxppp - Alexandre MARCHI

Au volant de son bus, ce conducteur, qui veut garder l'anonymat, est marqué par la mésaventure arrivée à son collègue vendredi 22 septembre. Il doit remonter sur le plateau de Haye dans quelques jours, non sans crainte :

Je ne suis pas fier de monter là-bas. S'il m'arrive quoi que ce soit, c'est retour au dépôt. Je serai bien désolé pour les gens qui travaillent mais si dans les jours qui viennent, il m'arrive quelque chose, c'est retour au dépôt."

Ce que craint ce conducteur, c'est de se retrouver au milieu d'un guet-apens, comme vendredi soir. Il est 23 heures passées, des barrières bloquent un bus de la Ligne 2. Des pierres sont lancées sur le véhicule, le pare brise avant est étoilé, trois vitres sont brisées. Un passager, choqué, sera pris en charge par les secours. Trafic interrompu le soir même et dévié pendant tout le week-end, comme le prévoient les procédures, remises à jour après le droit de retrait exercé par les chauffeurs en juin dernier. Transdev a bien réagi pour le délégué CGT Jérôme Colin :

Je pense que la décision a été prise rapidement, quand on parle de protection, elle est mesurée. Faut savoir reconnaître. Effectivement, dans cette action, ils ont bien fait."

Climat tendu sur fond de démantèlement de trafics

Mais comment expliquer cet acte de violence ? Pour certains chauffeurs, un contrôle routier dans l'après midi aurait fait monté la température. C'est faux, dit on du côté de l'hôtel de police Lobau à Nancy. Le directeur départemental de la sécurité publique de Meurthe-et-Moselle, Nicolas Jolibois, parle d'un contexte particulier ces derniers mois, depuis le démantèlement d'un trafic de drogue en juin. Cet été, une vingtaine de dealers ont été interpellés. La police serait plus visible, d'où ce type de réactions épidermiques. Des incidents regrettables et difficilement évitables pour Jean-Pierre Philibert, directeur général de Transdev à Nancy , l'exploitant du réseau :

C'est le fait de trublions vraisemblablement minoritaires dans le quartier. On est à ces heures-ci le service public visible dans le secteur. C'est bien désespérant. Néanmoins, on est confronté à la nécessité d'assurer la sécurité des gens que l'on transporte."

Depuis lundi, les policiers du quartier surveillent d'encore plus près les bus. Quant aux conducteurs, selon la direction de Transdev, aucun n'a demandé à quitter les lignes qui traversent le plateau de Haye suite aux incidents.