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Transports

Poitiers va expérimenter la descente à la demande dans les bus circulant à la nuit tombée

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Par , France Bleu Poitou, France Bleu

A partir du lundi 4 novembre, les usagers des bus du Grand Poitiers circulant seuls ou avec des enfants pourront descendre à la demande entre deux arrêts. D'une durée de six mois, l'expérimentation vise à répondre au sentiment d'insécurité des femmes dans les transports en commun.

L'expérimentation de la descente à la demande des bus durant la nuit débutera le lundi 4 novembre dans le Grand Poitiers.
L'expérimentation de la descente à la demande des bus durant la nuit débutera le lundi 4 novembre dans le Grand Poitiers. © Radio France -

Poitiers, France

Après Nantes, Paris, Strasbourg ou encore Bordeaux, c'est au tour du Grand Poitiers d'expérimenter l'arrêt à la demande dans les bus du réseau Vitalis circulant à la nuit tombée. Dès la rentrée des vacances de la Toussaint, le lundi 4 novembre, il sera possible de demander au chauffeur de descendre en dehors des arrêts, au plus près de sa destination.

"C'est une bonne chose, ça nous éviterait de marcher seule, ça pourrait éviter du harcèlement, de se faire suivre à la sortie d'un bus, ce qui m'est déjà arrivé d'être suivie et de devoir courir pour semer les personnes qui me suivaient" - Sally, étudiante en master de notariat à l'université de Poitiers

L'expérimentation d'une durée de six mois s'appliquera chaque jour de 21 heures à 5 heures du matin sur les lignes réflexes (1, 2, 3 et 13), ainsi que sur la E circulant les dimanches et bien entendu les lignes de nuit (N2, N3 et N11). (Retrouvez la liste des lignes de bus concernées sur le site internet de Vitalis)

Le visuel annonçant la mise en place de la descente à la demande sera affiché dans les bus du réseau Vitalis. - Radio France
Le visuel annonçant la mise en place de la descente à la demande sera affiché dans les bus du réseau Vitalis. © Radio France - Jules Brelaz

La descente à la demande pour les passagers seuls et ceux circulant avec des enfants

Mère de deux adolescents, Roukya n'est pas toujours sereine lorsqu'elle ou ses enfants prennent le bus. "J'ai parfois peur quand ils prennent les transports parce que notre appartement est un peu éloigné de l'arrêt de bus. Je trouve que c'est vraiment dangereux surtout comme on est en plein hiver, dès 7 heures, il fait sombre."

"Ça m'arrive parfois de ne pas oser descendre la nuit parce que d'autres passagers me regardent bizarrement" - Gisèle

C'est l'enquête nationale sur les déplacements des femmes dans l'espace public qui a décidé le Grand Poitiers à expérimenter l'arrêt à la demande. "Dans une période, la nuit où il peut y  avoir des sentiments d'insécurité , l'idée c'est de prévenir le chauffeur en amont que l'on souhaite s'arrêter entre deux arrêts", explique Anne Gérard, la vice-présidente du Grand Poitiers en charge des mobilités. 

"Le harcèlement verbal, les regards appuyés, les sifflements, les mauvais dragueurs..."

Élève au lycée Victor Hugo, Amélie prend le bus régulièrement à Poitiers. "Quand je suis à bord, je ne suis pas sereine. Il y a des fois où malgré plein de places disponibles, certaines personnes s'asseyent à côté de moi et ils sont limites à vouloir faire des trucs... Quand je voulais descendre ils nous bloquaient, ce genre de comportements. Je ne suis jamais très rassuré."

La descente des bus à la demande doit permettre aux usagères de Vitalis de se sentir davantage en sécurité. "Quand il y a des passages moins éclairés, quand il y a des attroupements", explique Abderrazak Halloumi, adjoint au maire de Poitiers délégué au handicap et notamment à la circulation. 

"Quand on parle de ce sentiment d'insécurité, c'est aussi le harcèlement verbal, les sifflements, les regards appuyés, les balourds qui essayent de récupérer les numéros de femmes jeunes et moins jeunes", rappelle le conseiller communautaire au Grand Poitiers.

La descente à la demande pourra être refusé par le chauffeur du bus si la sécurité n'est pas garantie. Pas question de s'arrêter au milieu d'un carrefour ou dans un virage, indique Cédric Faivre, le directeur de la régie des transports du Grand Poitiers. Au terme des six mois d'essai, l'expérimentation pourra être généralisée en fonction des retours de la part des passagers et des conducteurs des bus.

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