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Polémique : Jean-Luc Mélenchon accuse le gouvernement de vouloir privatiser les routes nationales

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Par , France Bleu

Le démenti du gouvernement après le tweet de Jean-Luc Mélenchon. Le chef de file de la France insoumise, s’est inquiété vendredi 18 septembre du risque de "privatisation des routes nationales".

Un décret, publié au « Journal officiel » le 15 août, établit les conditions auxquelles des sections de routes nationales pourront être cédées au privé.
Un décret, publié au « Journal officiel » le 15 août, établit les conditions auxquelles des sections de routes nationales pourront être cédées au privé. © Radio France - Stéphane Milhomme

C’est un décret publié discrètement au journal officiel le 15 août qui fait polémique. Il fait peser un "risque de privatisation des routes nationales", selon le chef de file de la France insoumise. Le gouvernement dément.

« Faire du fric sur le dos des automobilistes »

Le décret "relatif aux conditions de classement de certaines sections de routes dans la catégorie des autoroutes" était passé totalement inaperçu jusqu’à la publication vendredi 18 septembre d’un article du journal Le Monde que Jean Luc Mélenchon a relayé sur les réseaux sociaux.  "Les autoroutes, ça ne leur suffit pas pour faire du fric sur le dos des automobilistes !", s’insurge le leader des insoumis.

Le gouvernement dément

De son côté, le ministère des transports, a démenti tout projet dans ce sens. Selon lui, le décret vise à "traduire dans le droit ce qui était déjà existant dans la pratique", c’est-à-dire "la gestion des derniers kilomètres avant d’entrer sur l’autoroute" par les concessionnaires. 

La route nationale 205, par exemple, qui monte jusqu’à Chamonix (Haute-Savoie), a été transférée, en 2009, à la société Autoroutes et tunnels du Mont-Blanc. A Grenoble, c’est l’A480 qui a été transférée, en 2015, à l’AREA, une filiale d’Eiffage. En échange de la remise en état de la voie rapide, et de la création d’une voie réservée aux bus et au covoiturage, Eiffage a vu sa concession rallongée de quatre ans rappel le journal Le Monde.

"Nous n’allons pas rendre les routes nationales payantes", a assuré sur Twitter Jean-Baptiste Djebbari, ministre délégué aux Transports.

Quelles contreparties accordées aux autoroutes ? 

Quinze ans après la privatisation des autoroutes, "ça sent l’arrangement entre sociétés d’autoroute et Etat en laissant de côté l’usager de la route qui lui serait condamné toujours à payer d’avantage" explique sur France Bleu Pierre Chasseray, le Délégué Général de l'association 40 Millions d'automobilistes. 

La crainte de la hausse du coût des péages inquiète aussi la commission d’enquête du Sénat qui dans son rapport du vendredi 18 septembre, juge impératif de "ne plus prolonger la durée des concessions" autoroutières au-delà de l’échéance prévu en 2031. Cela reviendrait à priver l’Etat de nouvelles recettes. Plus une concession est vieille, plus elle est rentable. Or selon l'estimation des sénateurs, au moins deux des trois sociétés concessionnaires auront rentabilisé leurs investissements dès la fin de l’année 2022, alors que les contrats courent pour encore au moins dix ans. 

Depuis quelques années l’Etat et les compagnies privées négocieraient en coulisse une prise en charge des routes que l’Etat n’a pas les moyens d’entretenir en échange d’une prolongation des concessions explique le Journal Le Monde

Les sénateurs réclament "un contrôle plus étroit des marchés des Sociétés concessionnaires d’autoroutes (SCA)" et de "mieux partager les profits des sociétés d’autoroutes avec l’Etat et les usagers".

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