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Pollution dans le métro : nouvelle plainte contre la RATP

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Par , France Bleu Paris, France Bleu

Un syndicat de la RATP a déposé plainte mardi contre l'entreprise. Il dénonce son inaction face à la pollution aux particules fines et les risques qu'elle fait courir aux salariés.

Des usagers du métro portent également plainte contre la RATP
Des usagers du métro portent également plainte contre la RATP © Radio France - Aurélien Accart

La RATP de nouveau visée par une plainte concernant la qualité de l'air dans le métro. Après celle de l'association Respire en mars dernier pour "tromperie aggravée", c'est au tour du syndicat, non représentatif, Autonome Tout RATP (SAT-RATP) de mener une action en justice. Une plainte a été déposée mardi pour "mise en danger d'autrui et blessures involontaires"

"La pollution élevée dans le métro expose les personnels comme les citoyens à un risque sanitaire", assure Réda Benrerbia, secrétaire général du SAT-RATP. Une étude récente, menée avec l'association Respire, montre des niveaux de pollution élevés dans certaines stations et très différents des chiffres communiqués par la RATP. 

Surmortalité chez certains agents

"Cette pollution génère des pathologies chroniques et une surmortalité bien connue de l’entreprise", assure le syndicaliste en brandissant les résultats d'une analyse du service de santé au travail de la RATP remis en 2013. Cette étude indique notamment une surmortalité de 31% chez les agents de station et de 51% chez les ouvriers de maintenance. Le syndicat accuse par ailleurs la direction de refuser de fournir les résultats d'études menées ultérieurement. 

La RATP de son côté dément ces allégations. "Les différentes études de cohorte menées par la RATP, ont été présentées aux organisations syndicales représentatives de l’entreprise ainsi qu’aux instances représentatives et n’ont jamais mis en évidence de corrélation entre l’air des espaces souterrains et un impact sur la santé", affirme l'entreprise dans un communiqué.

Un plan pour réduire la pollution

L'étude de 2013 n'avance en effet aucune explication pour justifier la surmortalité chez certaines catégories de salariés mais invite la RATP à s'interroger et à suivre notamment les expositions auxquelles sont soumis les ouvriers de maintenance. Selon le SAT, cette alerte n'a pas été suivie d'effet. Une affirmation à nouveau démentie par la RATP.

"L'entreprise est engagée depuis plus de 20 ans pour améliorer la qualité de l'air dans ses espaces", assure la RATP. "Un plan d'action ambitieux est déployé en collaboration avec Ile-de-France Mobilités et des partenaires externes indépendants". Ce plan prévoit notamment d'améliorer la ventilation des espaces souterrains du métro et de réduire les émissions de particules fines liées au freinage des rames. 

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