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Pollution : de bleu à violet, de nouvelles couleurs pour mieux définir la qualité de l'air

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Par , France Bleu Paris

Un nouvel indice de la qualité de l’air entre en vigueur ce 1er janvier avec un nouveau code couleur pour indiquer plus précisément la pollution.

Limitation de vitesse à 70 km/h sur le périphérique parisien face à la pollution début août 2020
Limitation de vitesse à 70 km/h sur le périphérique parisien face à la pollution début août 2020 © Radio France - Stéphane Milhomme

Bleu, vert, jaune, rouge, carmin, violet… On dispose désormais d'un véritable arc en ciel pour prévoir la pollution. Le nouvel indice national de la qualité de l’air, entré en vigueur ce 1er janvier 2021, comporte six couleurs et six caractérisques (de bon à extrêmement mauvais). L'objectif est de fournir une information plus précise sur le niveau de la qualité de l'air.

Prévision de la qualité de l'air à Paris le 1er janvier avec le nouvel indice
Prévision de la qualité de l'air à Paris le 1er janvier avec le nouvel indice - Capture d'écran Airparif

Ce nuancier permet de s’adapter au nouveau mode de calcul de la qualité de l’air qui intègre notamment un nouveau polluant, les particules fines PM 2,5. Jusqu’ici, l’indice allait de « très bon » (une catégorie qui n’existe plus) à "très mauvais". Désormais, ce sera, « bon », « moyen », « dégradé », « mauvais », « très mauvais » ou « extrêmement mauvais »

Mais on devrait peu souvent voir apparaître cette dernière catégorie rassure Pierre Pernot, ingénieur chez Airparif, l’observatoire de la qualité de l’air en Ile-de-France. « Violet, c’est extrêment mauvais, et ce sera heuresement très, très peu fréquent sur Paris et l’Ile-de-France ». 

Explosion du nombre de jours où l'air est mauvais

Ce qui va changer en revanche, c’est le nombre de jour où l’air est mauvais ou pire. "On va passer de 10 jours en moyenne auparavant à 83 à Paris", détaille Pierre Pernot. C’est dû à la fois à l’intégration des particules fines PM 2,5 dans le mode de calcul de l’indice, mais aussi à l’alignement sur les seuils européens, plus bas, d’autres polluants comme l’ozone ou le dioxyde d’azote. "Ce dernier point entrainera un nombre importants de jour mauvais en plus", selon l’expert.

Pour autant, cela ne se traduira pas forcément par plus de jours de circulation alternée ou d'autres mesures de réduction du trafic. Car les seuils pour déterminer un pic de pollution eux n’ont pas changé. Ils sont fixés par un arrêté interministériel et déclinés ensuite par les préfectures. "Un travail est en cours avec la préfecture de police", indique Pierre Pernot. "Pour que la procédure d’information et d’alerte s’aligne sur le nouvel indice". Les premiers résultats de ces discussions sont attendus en cours d'année 2021.

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