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Transports

Ponts : "L'État français aurait dû dépenser le double", selon Dominique Bussereau

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Par , France Bleu La Rochelle, France Bleu

30% des ponts sont à réparer en France et 7% présentent même un risque d'effondrement, selon un audit externe. "L'Etat est un mauvais gestionnaire de ses infrastructures", estime Dominique Bussereau, président des Départements de France. Il pense que l'écotaxe, abandonnée, aurait réglé le problème.

Dominique Bussereau, président de l'Assemblée des Départements de France
Dominique Bussereau, président de l'Assemblée des Départements de France © Radio France - Valérie Vrel

Charente-Maritime, France

Après l'effondrement d'un pont à Gênes, en Italie, mardi, qui a fait 39 morts parmi lesquels quatre Français, on peut s'interroger sur l'état des ponts en France. 30% des ponts sont à réparer, et 7% présentent même un risque d'effondrement, selon un audit externe réalisé récemment pour le ministère des Transports.

"L'Etat a dépensé depuis 2012 environ 660 millions d'euros par an" pour entretenir ses infrastructures routières, _"alors qu'_il aurait fallu dépenser 1 milliard 300 mille euros, soit exactement le double", affirme le Charentais-Maritime Dominique Bussereau, ancien ministre des transports et actuel président de l'Assemblée des Départements de France. L'Etat économise sur les budgets, "c'est facile", dit-il, "mais le jour où un grave pépin arrive comme en Italie, on s'aperçoit que c'est un raisonnement maladroit". D'autant que faire des travaux après coup, en retard, coûte deux fois et demi plus cher qu'un entretien régulier affirme Dominique Bussereau.

Je ne mets pas en doute la volonté politique d'Elisabeth Borne, actuelle ministre des Transports. Encore faut-il qu'elle obtienne les arbitrages financiers de Bercy et de Matignon" - Dominique Bussereau, ancien ministre des Transports de Nicolas Sarkozy (2007-2010)

L'entretien des infrastructures routières est une priorité du gouvernement, selon l'actuelle ministre des Transports, Elisabeth Borne. Elle doit présenter à la rentrée une loi de programmation des infrastructures, mais son report inquiète Dominique Bussereau : "La loi mobilité était attendue au premier trimestre, on nous a dit qu'elle était repoussée à la rentrée d'automne, maintenant on parle de 2019. Je suis un peu inquiet sur la volonté politique de créer et d'entretenir nos infrastructures".

L'ancien ministre des Transports de Nicolas Sarkozy, toujours président du Conseil Départemental de Charente-Maritime ne met pas en doute la volonté de l'actuelle ministre Elisabeth Borne. Mais "encore faut-il qu'elle gagne les arbitrages financiers" de Bercy et Matignon "et que les transports ne soient pas une variable d'ajustement". 

"Si l'écotaxe n'avait pas été supprimée, tout serait réglé".

Dominique Bussereau aimerait relancer le débat sur l'écotaxe en France, supprimée par Ségolène Royal dans le gouvernement de François Hollande. "Aujourd'hui, elle rapporterait 3 milliards et demi à 4 milliards d'euros" pour toutes les infrastructures (ferroviaires, routières, fluviales, réseau de transports publics). Ce qui permettrait d'assurer la maintenance des ponts en France. "Malheureusement, le retour en arrière fait que les moyens financiers manquent terriblement" conclut Dominique Bussereau.

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