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Transports

Pour le coordinateur des Motards en Colère en Moselle, "la formation est l'élément-clé" pour lutter contre les accidents

mercredi 12 septembre 2018 à 11:43 Par Magali Fichter, France Bleu Lorraine Nord

Deux motards ont été tués cette semaine sur les routes de Moselle. La proportion des deux-roues dans les victimes d'accidents est de plus en plus importante. Jean-Claude Kremer, le coordinateur 57 de la Fédération française des motards en colère, considère qu'il faut se former "au-delà du permis".

La proportion des motards parmi les victimes de la route est de plus en plus importante
La proportion des motards parmi les victimes de la route est de plus en plus importante © Maxppp -

Deux motards ont perdu la vie cette semaine en Moselle. Un habitant de Moulins-lès-Metz, a succombé à ses blessures, après avoir été percuté par une voiture entre Zimming et Longeville-lès-Saint-Avold, et un autre dans le Pays Haut, près de Jouaville, qui a perdu le contrôle de sa moto. En tout, une dizaine de motards sont morts en 2018 sur les routes de Moselle, en majorité sur les routes départementales. Cela représente plus de 23% des tués sur les routes. 

Trois facteurs : "l'état des routes, celui du véhicule, et le comportement des conducteurs"

Pour Jean-Claude Kremer, coordinateur mosellan de la Fédération française des motards en colère, il y a trois facteurs qui jouent sur l'accidentalité : "l'état des routes, le comportement des conducteurs, et l'état du véhicule". "Nous ne sommes pas aujourd'hui dans une politique d'aménagement des routes qui va vers le mieux", pointe-t-il, alors que la majorité des accidents de 2018 ont eu lieu sur des départementales.

"La formation" plutôt que la répression

Toujours en 2018, les automobilistes sont responsables de la moitié des accidents mortels de motards. "Il faut sensibiliser les conducteurs de voitures à la présence de motards sur les routes qui sont de plus en plus nombreux", souligne Jean-Claude Kremer. Pour lui, cela passe par la formation, plus que "par de simples mesures de coercition". "La part de deux-roues motorisées dans les accidents ne cesse d'augmenter, rappelle-t-il, pourtant la répression est grandissante, les contrôles automatiques sur les routes sont systématisés, visiblement cette démarche ne suffit pas". Rappelons que les Motards en colère se sont largement mobilisés contre le 80 km/h sur les routes secondaires.

"Se remettre en selle à chaque saison" pour "reprendre conscience de la réalité du danger"

Autre point important selon le coordinateur : les motards doivent se former tout au long de leur vie, et au-delà du permis de conduire. "La moto, pour certains, ne se pratique que de temps en temps, rappelle Jean-Claude Kremer. Il serait intéressant que chacun se remette en selle à chaque saison, afin de reprendre conscience de la réalité du danger." Enfin, pour mieux faire prendre conscience de ce que vivent les conducteurs de deux-roues, les Motards en colère organisent, dans les prochains jours, des ateliers à destination des élus et des techniciens en charge de l'aménagement du réseau, pour "se mettre à la place des motards".

Jean-Claude Kremer, invité de la rédaction de France Bleu Lorraine Nord