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Transports

Premier clash à l'agglo Pays Basque contre la taxe mobilité

mercredi 25 avril 2018 à 22:02 Par Bixente Vrignon, France Bleu Pays Basque

A partir du premier juillet, toutes les entreprises de plus de onze salariés devront payer la taxe mobilité, alors qu'il n'y a pas encore de transport en commun. La taxe sera de 0,5% cette année et elle ira jusqu'à 2% de la masse salariale.

Elus et chefs d'entreprise demandent que le pacte fiscal soit respecté
Elus et chefs d'entreprise demandent que le pacte fiscal soit respecté © Radio France - Bixente Vrignon

Premier gros "couac" pour la Communauté d'agglomération Pays Basque (CaPB). Les élus et chefs d'entreprises de l'intérieur du Pays Basque dénoncent la décision du syndicat des mobilités d'exiger le versement de la taxe transport dès le 1er juillet alors même que les zones rurales ne bénéficient pas de transport public. Ils étaient une cinquantaine réunis à Hasparren à parler de "promesse trahie".

Décision prise en catimini

Les élus ont l'impression de s'être fait avoir et affirment qu'il existe un pacte fiscal qui prévoyait de ne pas faire payer la taxe mobilité les quatre premières années après la création de la CaPB. Odile de Coral, maire d'Urrugne, dénonce le manque de concertation : "ça s'est fait en catimini, entre 17 personnes". "J'ai l'impression que c'est pour nous punir d'avoir été favorable à la création de la CaPB" dit-elle, affirmant que Claude Olive, président du syndicat des mobilités nous dit : "vous l'avez voulue, maintenant vous allez payer".

Odile de Coral: "On ne conteste pas le principe. Claude Olive veut nous punir"

Menace pour l'emploi

Le président de la CCI André Garetta adresse un carton rouge. - Radio France
Le président de la CCI André Garetta adresse un carton rouge. © Radio France - Bixente Vrignon

Côté chefs d'entreprises, on met en avant la menace pour l'emploi. Pour le président de la Chambre de Commerce et d'Industrie (CCI) de Bayonne Pays Basque, "on nous avait parlé d’exonération pendant 5 ans et d'un lissage sur 12 ans". Pour lui, les anciens opposants à la création de la CaPB "font tout pour qu'elle aille au mur"

Mikel Charriton est le P-DG du groupe Lauak qui emploie 600 personnes et il dénonce "un passage en force et le caractère irresponsable de cette décision : "les taxes sont liés à la masse salariale, nous on va être amenés à créer des emplois au Portugal plutôt qu'en France".

Mikel Charriton: "on va payer une taxe sur un service non rendu"

Claude Olive eta Jean-René Etchagaray hobendun

Hautetsiek bat egiten dute ikuspundu horrekin. Diotenez, "ez dugu fitsik jakin isuna berri hortaz". Beñat Inchauspé Hazparneko auzapezak eta Germaine Hacala, Urruñako auzapez ordeak beren sentimendua eman dute. 

Beñat Inchauspé: "ez gira printzipioaren kontra"