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Transports

Prix des carburants en hausse : la colère gronde toujours en Limousin

jeudi 28 mars 2019 à 19:13 Par Nathalie Col, France Bleu Limousin

La colère gronde de plus belle en Limousin face à la nouvelle flambée des prix des carburants depuis le début de l'année et à une situation presque inédite : du gazole parfois plus cher que l'essence. Les automobilistes et gérants de stations service sont dégoûtés et déroutés.

Le passage à la pompe est à toujours douloureux pour le portefeuille des automobilistes
Le passage à la pompe est à toujours douloureux pour le portefeuille des automobilistes © Radio France - Nathalie Col

Limousin, France

Le plein de diesel plus cher que l'essence ? C'est l'étonnant constat que vous avez peut-être fait ces jours-ci dans certains stations services. Non seulement l'écart entre les carburants se resserre, voire disparaît, mais plus globalement les prix sont repartis à la hausse ces dernières semaines. La hausse de la taxe carbone a pourtant bel et bien été annulée pour 2019, sous la pression du mouvement des "gilets jaunes". L'explication est donc plutôt à chercher du côté du prix du baril de pétrole, qui flambe à nouveau. Pas facile à encaisser pour les automobilistes, surtout dans nos territoires ruraux où la voiture est souvent indispensable pour aller travailler. 

Même les gérants de station service ont du mal à s'y retrouver

Dans sa station service de Sainte-Fortunade, en Corrèze, Marie-Claude Vaur a l'impression de voir double quand elle regarde ses prix "chez nous le gazole est à 1,56 € et le sans-plomb 95... ben il est au même prix !"  Des tarifs décidés par le groupe total dont elle dépend et qu'elle avoue elle-même ne pas comprendre. Dans la plupart des cas en Corrèze et en Haute-Vienne, il reste quand même une différence entre ces deux carburants, mais elle n'est parfois que d'un petit centime. Comme dans la station de ce supermarché de Limoges, où Camille fait le plein : "On y fait attention, parce que j'ai aussi une voiture diesel mais maintenant je ne prend plus que l'essence pour aller travailler." A la pompe voisine, Christophe se désespère en voyant son budget carburant s'envoler. Il dépense en moyenne 240 euros de carburant par mois, rien que pour aller travailler. "J'habite à la campagne, il n'y a pas de gare, pas de bus. Donc si j'ai pas de voiture, pas de travail"  résume cet habitant de Glanges, en Haute-Vienne. Il partage largement le combat et la colère des gilets jaunes.

Les entreprises sollicitées pour aider les salariés à réduire leur facture de transport

Pour aider les salariés à faire face, le gouvernement veut inciter les entreprises à mettre la main à la poche pour encourager le vélo ou le co-voiturage, via une disposition dans la loi "mobilités" actuellement débattue au Sénat. Une idée qui fait tiquer Laurence Beaubelique, la présidente de la CPME en Haute Vienne. "Comme à chaque fois, c'est demander à l'entreprise de faire un effort pour le pouvoir d'achat des salariés. Je ne suis pas contre l'idée mais on en a _ras-le-bol des obligations, surtout financières. On n'a pas des caisses élastiques !_" Elle suggère toutefois une piste pour y arriver : défiscaliser les heures supplémentaires pour les patrons, sachant qu'elles le sont déjà pour les salariés. Dans ce cas les petites et moyennes entreprises pourraient envisager de consacrer cet argent à la mobilité, selon elle.