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Projets suspendus par le SNCF : "une ligne rouge a été franchie" pour l'association Plus de trains

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Par , France Bleu Paris

La cessation de paiement d'Île-de-France Mobilités a contraint la SNCF à suspendre 80 projets, en attendant des garanties de paiement. Le président de l'association d'usagers des transports, Plus de Trains, estime que ce n'est pas une excuse

Un train du RER D, gare de l'Est, en décembre dernier. L'arrivée des nouvelles rames est repoussée à plus tard.
Un train du RER D, gare de l'Est, en décembre dernier. L'arrivée des nouvelles rames est repoussée à plus tard. © Maxppp - Bruno Levesque

Après l'annonce, lundi, des 80 projets suspendus par la SNCF, faute d'argent après la cessation de paiement d'Île-de-France Mobilités,  les réactions vont bon train. Ce mercredi 22 juillet, sur France Bleu Paris, Arnaud Bertrand, président de l'association d'usagers des transports, Plus de Trains, s'est dit "inquiet" et "furieux" de cette décision. "Des projets d'amélioration de RER ou de trains de banlieue sur laquelle la SNCF travaille depuis des années avec Île-de-France Mobilités et les associations sont mis au rebut et on ne sait pas pour combien de temps." 

Réenclencher tous ces projets va prendre un temps et va faire qu'on va en laisser plein sur le bord du chemin.

Le président de l'association Plus de Trains prend l'exemple très concret du "RER C, plein depuis des années le soir" parce que la SNCF avait supprimé des trains après l'accident de Brétigny-sur-Orge, en juillet 2013. "Nous avions tous travaillé avec elle pour qu'enfin ces RER soient remis et que les gens bondés dans Val d'Orge. Et elle annonce, comme ça, qu'elle les supprime. C'est complètement aberrant." Les trains longs pour le RER B les soirs de week-ends et jours féries sont aussi remis à plus tard, tout comme les nouvelles rames du RER D. 

"Pour nous, une ligne rouge a été franchie parce qu'il y a des dégâts pour les usagers, poursuit Arnaud Bertrand. Et quand la SNCF annonce qu'elle suspend 80 projets même si dans huit jours, ça s'arrêtait parce qu'un accord est trouvé entre Île-de-France Mobilités et le gouvernement, réenclencher tous ces projets va prendre un temps et va faire qu'on va en laisser plein sur le bord du chemin."

Reprise des négociations entre la Région et l'État 

Arnaud Bertrand est aussi revenu sur la reprise des négociations hier entre Valérie Pécresse, la présidente de la Région et d'Île-de-France Mobilités, et le gouvernement au sujet des pertes de 2,6 milliards d'euros liées au confinement.  "C'est le premier message positif depuis des semaines donc on va le prendre comme une bonne nouvelle mais on est encore très loin d'une résolution du problème". En effet, sur les 2,6 milliards demandés par la Région, les parlementaires ont voté mardi pour augmenter l'enveloppe de 180 millions d'euros seulement, ajoutée à celle des 425 millions déjà prévus. 

"On ne veut pas que ce soit l'usager du transport en public qui paye le coût d'une gestion de crise terrible. Parce que pendant deux mois, ce réseau a tourné sans qu'il y ait de recettes. C'est soit la solidarité nationale soit la solidarité de la Région qui doit financer cette perte. Mais ce n'est pas l'usager qui doit payer un Pass Navigo plus cher ou subir des reports d'investissements", explique Arnaud Bertrand. 

Quand l'automobile va mal, l'État aide, quand Air France va mal, l'État aide, quand Airbus va mal, l'État aide et quand les transports publics vont mal, il faut aussi les aider.

Début juillet, Stéphane Beaudet, le vice-président d’Île-de-France en charge des transports, assurait sur France Bleu Paris qu'il n'était pas question de toucher au prix du Pass Navigo. "C'est à l'État de négocier avec la Région, il y a des compromis intelligents à faire, estime Arnaud Bertrand. Quand l'automobile va mal, l'État aide, quand Air France va mal, l'État aide, quand Airbus va mal, l'État aide et quand les transports publics vont mal, il faut aussi les aider."

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