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Transports

Propos d'E. Philippe : le président du Cher favorable à la fin du 80 km/h "sur certains tronçons"

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Par , France Bleu Berry

Michel Autissier, président du conseil départemental du Cher, envisage de remettre certains tronçons à 90 km/h "à certaines conditions". Un amendement des députés LREM a été déposé à l'Assemblée pour redonner la main sur ce sujet aux présidents des conseils départementaux.

La limitation à 80 km/h est mise en place depuis 2018
La limitation à 80 km/h est mise en place depuis 2018 © Maxppp - PHOTOPQR/L'EST REPUBLICAIN/MAXPPP

Bourges, France

Les présidents des départements pourront revenir sur le 80km/h. Le premier ministre n'y est "pas opposé" et les députés de la majorité ont déposé un amendement en ce sens à l'Assemblée. Édouard Philippe a renvoyé la balle dans le camp des présidents départementaux. Dans le Cher, Michel Autissier pourrait envisager le retour au 90 km/h sur certaines routes, mais regrette la manière dont s'y est pris l'exécutif.

Nevers - Bourges  - Vierzon à 90 km/h ?

Effectivement, il a déjà envisagé des tronçons sur lesquels il serait prêt à revenir au 90 km/h. "L'axe nord-sud sur la départementale 940 (Aubigny-sur-Nère jusqu'à La Châtre) et l'axe est-ouest Nevers-Bourges-Verizon, _ce sont des axes larges et construits pour qu'on roule à 90 km/h_". En revanche le président du département refuse d'endosser seul cette responsabilité et veut réunir "gendarmes, pompiers, la sécurité routière, les associations d'automobilistes, le préfet" afin de prendre la décision.

Le président du département responsable ?

C'est bien ce qui gêne Michel Autissier, car dans ce qui se dégage du texte proposé par les députés, le président du conseil départemental pourrait être pointé du doigt et porter la responsabilité politique en cas par exemple de hausse de la mortalité. "Si c'est vraiment ce qui est proposé par Édouard Philippe, c'est compliqué". Les sénateurs proposent eux une responsabilité partagée entre le président du département et le préfet.

Du côté de François Cormier-Bouligeon, député LREM du Cher, on se réjouit de cette marche arrière. "On peut tous se tromper, c'est important de le reconnaître", commente-t-il à propos d'Édouard Philippe, tout en saluant une "décision importante". Concernant la peur du président du département, "on ne peut pas demander de la décentralisation et puis ensuite ne pas assumer ses choix", commente le parlementaire.