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Qualité de l'air à Toulouse : évitez la voiture ou le bus, prenez le métro

Par Stéphane Garcia, France Bleu Toulouse mercredi 30 novembre 2016 à 6:00

La concentration en particules polluantes en 2015 s'élevait à 117 µg/m³, il y a sept ans c'était trois fois plus.
La concentration en particules polluantes en 2015 s'élevait à 117 µg/m³, il y a sept ans c'était trois fois plus. © Radio France - Stephanie Mora

Une étude de l’Observatoire de l’air dresse un classement des modes de déplacements les plus exposés à la pollution au quotidien dans la grande agglomération toulousaine.

Les Toulousains les plus exposés à la pollution sont les automobilistes. C’est l’un des constats dressés par l’étude sur « la qualité de l’air dans les déplacements quotidiens » réalisée par l’Observatoire régional de l’air (Oramip). Les conducteurs de voitures sont suivi des usagers des bus, du TER, viennent ensuite les cyclistes, les piétons, les voyageurs du tram et du métro.

L’Observatoire d’étude de la qualité de l’air se base sur 15.000 mesures, réalisées en 2015, par ses agents. Équipés de capteurs, ils ont sillonné les quatre coins de l’agglomération toulousaine aux heures de pointe.

Choisir son itinéraire

Pour tenter d’aider les usagers à respirer un air moins pollué, l’Oramip a pris l’exemple d’un itinéraire entre Saint-Michel et Compans-Caffarelli, un trajet effectué à pied ou en vélo.

Le choix d'emprunter l'axe hypercentre réduit l'exposition à la pollution de 40%. - Radio France
Le choix d'emprunter l'axe hypercentre réduit l'exposition à la pollution de 40%. © Radio France - Oramip

« En prenant le chemin de l’hypercentre il y a une différence importante en terme de pollution de l’air avec le chemin des grands boulevards, explique Dominique Tilak, la directrice de l’Oramip. On peut réduire jusqu’à 50% d’exposition à la pollution. C’est un enjeu pour les usagers : dès qu’ils le peuvent, prendre les voies de circulations les moins utilisées par les véhicules ».

Dominique Tilak : « En prenant le chemin de l’hypercentre on peut réduire jusqu’à 50% d’exposition à la pollution. »

La particularité du métro

C’est dans le métro que l’exposition aux petites poussières (PM10) est la plus importante, même si elle reste en dessous des normes réglementaires. Des particules qui proviennent souvent des freinages des rames de métro. Issues du freinage des VAL, l’Oramip note qu’elles sont toutefois en forte baisse par rapport à 2008, grâce à une amélioration de la ventilation dans les stations réalisée avec Tisséo.

« Les trajets qu’on réalise en métro sont de courtes durées, par rapport aux trajets qu’on fait en voiture donc l’exposition à la pollution reste malgré tout moins importante » relativise Dominique Tilak.

Dominique Tilak : " Les trajets en métro sont de courtes durées, par rapport aux trajets qu’on fait en voiture."

L’étude rappelle ainsi que la meilleure façon de moins pollué c’est d’utiliser les transports en commun. En comparaison, un conducteur de voiture diesel pollue huit fois plus en oxyde d’azote (No²) que celui en voiture essence ou qu’un usager de bus.

Les polluants que nous émettons (en mg/voyageur/km) - Aucun(e)
Les polluants que nous émettons (en mg/voyageur/km) - Atmo Midi-Pyrénées ORAMIP

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