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Transports

Quatre Franciliens sur dix se sentent en insécurité dans les transports en commun

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Par , France Bleu Paris, France Bleu

Quatre Franciliens sur dix disent se sentir en insécurité dans les transports en commun, un chiffre qui a déjà été supérieur par le passé mais qui repart à la hausse après avoir connu plusieurs années de baisse.

Un quart des agressions qui se produisent en Ile-de-France ont lieu dans les transports en commun.
Un quart des agressions qui se produisent en Ile-de-France ont lieu dans les transports en commun. © Maxppp - Olivier Corsan

Île-de-France, France

Le sentiment d'insécurité des Franciliens dans les transports en commun progresse. Pour mieux comprendre ce qu'il se passe, l’Institut Paris Région lance une grande enquête auprès des usagers. L'objectif est de mieux cerner les motifs de cette peur et comprendre quelles sont les lieux et les situations qui occasionnent le plus d'angoisse. Aujourd'hui, 25 % des agressions et 40 % des vols non-violents commis en Île-de-France se déroulent dans les transports en commun et on estime que 6 % des Franciliens ont déjà été victimes de l'un ou de l'autre pendant un trajet. D'après les résultats de toutes les enquêtes effectuées ces dernières années, c'est à chaque fois le RER qui inspire le plus de craintes aux usagers, devant le métro, le train puis le bus et enfin le tram.

L'angoisse de la foule et de la solitude

L'angoisse varie selon les usagers et les situations. Manda, une jeune femme, affirme se sentir en sécurité lorsqu'elle est habillée avec un jean et un pull mais pas quand elle porte une jupe. Danielle, une femme plus âgée, dit ne jamais ressentir de craintes sauf le soir : "Après 22 heures je fais plus attention, je prends plutôt le RER que le train car il y a moins de monde", explique-t-elle. À l'inverse, Loïc se sent plus à l'aise au milieu de la foule : "C'est quand on est tout seul dans un train et qu'on voit une bande au loin, qu'on se sent en insécurité", argumente le jeune homme. 

De nouvelles formes d'agression 

Avec le développement des nouvelles technologies, les harceleurs trouvent de nouveaux outils pour s'en prendre à des passagers des transports en commun. La journaliste de France Bleu Laëtitia Heuveline a ainsi reçu directement sur son téléphone portable la photographie du sexe d'un homme, passager de la rame. Cet "exhibitionniste 2.0" a pu lui envoyer la photo anonymement et sans son consentement via le système Airdrop présent sur de nombreux smartphone. "J'étais en train de consulter mon itinéraire sur mon téléphone et ça a fait comme une fenêtre qui s'ouvre. Il y avait écrit en dessous 'accepter ou refuser' mais c'était trop tard, la photo était là", raconte Laëtitia Heuveline. Elle a fait une capture d'écran dans le but de retrouver le harceleur anonyme mais impossible. "Si cela arrive à un enfant ou un(e) jeune ado, comment vont-ils réagir ?", s'interroge la journaliste. 

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