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550 motards manifestent à Montpellier

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Par , France Bleu Hérault

550 motards manifestent, ce samedi 6 mars 2021, à Montpellier, à l'appel de la Fédération des motards en colère de l'Hérault. Les deux-roues demandent notamment la légalisation de la circulation entre deux voies et l'abandon des projets de Zones à faibles émissions.

Les manifestants sont partis du Zénith de Montpellier. Leur cortège devrait se terminer devant la mairie.
Les manifestants sont partis du Zénith de Montpellier. Leur cortège devrait se terminer devant la mairie. © Radio France - Clara GUICHON

550 motards se sont réunis sur le parking du Zénith de Montpellier, ce samedi 6 mars 2021, à partir de 13h. Vers 14h, les manifestants ont pris leur guidon pour commencer leur défilé. Ils devraient notamment passer par le rond-point Près d'Arènes, l'avenue de la liberté, l'avenue de Toulouse et le boulevard Antigone. La manifestation s'arrêtera devant la mairie. Elle est organisée par la Fédération des motards en colère de l'Hérault, une fédération composée de 150 membres.

Les conducteurs de deux-roues ont plusieurs revendications dont la légalisation de la circulation interfile, l'abandon de projets de Zones à faibles émissions (ZFE) et de zones à 30km/h, le nombre croissant de pistes cyclables au détriment des motards et le déploiement de nouveaux radars.

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Circuler entre deux fils : une sécurité

L'une des revendications phare est la légalisation de la circulation des deux-roues entre deux files de voitures, qui permet notamment aux motards de remonter les files lorsque la circulation est dense. "Ce n'est pas la peine d'acheter une moto si on ne peut pas faire de l'interfile", lance Messaoude Bellouati, un motard de 56 ans.

"Quand on est en voiture, on n'aime pas être bloqué derrière un camion sur l'autoroute, parce qu'on se sent en danger. C'est la même chose pour les motos : on n'aime pas être bloqué derrière un véhicule. Légaliser l'interfile, c'est une question de sécurité." -  Messaoude Bellouati, motard depuis une dizaine d'années.

L'interfile ne sert pas seulement à gagner du temps dans les bouchons. Pour la Fédération des motards en colère, elle permet aussi d'éviter les accidents. "Dans les bouchons, les automobilistes passent leur temps sur leur téléphone, explique Messaoude Bellouati. Si le conducteur est moins attentif, il ne va pas nous voir, il ne va pas s'arrêter et il va nous taper par derrière. Et une moto prise entre deux véhicules, ça fait mal.

"Les automobilistes ont l'habitude de nous laisser passer, renchérit Thierry, qui fait de la moto depuis plus de 30 ans, alors je ne vois pas pourquoi ça ne peut pas être légalisé." Entre 2016 et le 31 janvier 2021, cette pratique était autorisée dans 12 départements, à titre expérimental. Une nouvelle phase d'expérimentation débutera à l'été prochain.

Pour les motards, la légalisation de l'interfile est une question de sécurité.

Contre les projets de Zones à faibles émissions 

Deuxième revendication : l'abandon des projets de Zones à faible émission (ZFE), ces espaces dans lesquels les véhicules les plus anciens (motos ou voitures) n'ont plus le droit de circuler parce qu'ils polluent trop. Pour la Fédération des motards en colère, cette mesure est antisociale car elle touche les ménages aux plus bas revenus.

Lucas Hubiere fait de la moto depuis une petite dizaine d'années. Il n'a pas les moyens d'en acheter une autre : "Il faudrait que je vende ma voiture et ma moto pour pouvoir m'acheter une voiture aux normes..." D'autant plus que seuls les automobilistes peuvent bénéficier de la prime à la conversion, en cas d'achat d'un véhicule moins polluant.

Les motards, attachés à leurs deux-roues, ne se voient pas les vendre pour acheter une moto moins polluante.

"Amoureux de sa moto", qui date de 1999, Joël Paillé ne se voit, lui, pas la vendre. "Je l'aime bien, je veux aller jusqu'au bout avec elle, sourit celui qui fait de la moto depuis une cinquantaine d'années. Si je ne peux plus la prendre pour aller boire un petit coup quand les bars auront rouvert, pour aller me balader ou me rendre au travail, ça fait râler quoi..."

Si jamais ces zones sont créées, il envisage de continuer à utiliser sa moto. "C'est mon moyen de locomotion, explique-t-il. Je ne peux pas dépenser 10.000 euros pour acheter une autre moto qui serait aux normes."

"Si on pousse la logique jusqu'au bout, pour ne pas faire une troisième voie réservée au deux-roues" - Jean-Michel Sénéchal, coordinateur de la Fédération des motards en colère de l'Hérault

La Fédération des motards en colère de l'Hérault estime que la stratégie de la Métropole de Montpellier, en convertissant des voies de voiture en voies cyclables, n'est pas la bonne. "On n'est bien sûr pas contre la création de pistes cyclables, tempère Jean-Michel Sénéchal, coordinateur de la Fédération, mais ça réduit l'espace et empêche les motards de dépasser sereinement. Si on pousse la logique au maximum, autant faire trois voies : les vélos, les motos et les voitures."

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