Transports

Radars automatiques: le vandalisme gagne du terrain en Indre-et-Loire

Par Denis Guey, France Bleu Touraine jeudi 28 septembre 2017 à 5:36

Le radar de la D976 entre Larçay et Saint Avertin est régulièrement peinturluré
Le radar de la D976 entre Larçay et Saint Avertin est régulièrement peinturluré © Radio France - Denis Guey

Les dégradations des radars fixes inquiètent la préfecture d'Indre-et-Loire car les réparations coûtent cher à l'Etat.

Le vandalisme sur les radars automatiques est en passe de devenir un sport tourangeau. Sur les 43 radars fixes que compte le département d'Indre-et-Loire, au moins 5 à 6 sont régulièrement vandalisés. Et c'est l'Etat, c'est-à-dire les contribuables, qui doivent payer la réparation à chaque fois quand il ne s'agit pas de remplacer le radar vandalisé par un radar neuf à 90 000 euros. France Bleu Touraine est allée sur la D 976, la route de Saint-Avertin à Larçay, là où se trouve l'un des radars automatiques les plus peinturlurés du département.

"On le voit en rouge, en noir, démonté, caché par des branches d'arbres et parfois exceptionnellement, il fonctionne" - Un automobiliste habitué du trajet entre Véretz et Saint-Avertin

Cette semaine, il est peint en rose. Pourquoi cet acharnement? Cet habitué de la D 976 explique: "ce radar est placé dans un endroit où on prend facilement de la vitesse au delà de 70 kms/heure et personnellement je me suis fait piéger plusieurs fois. Je comprend que certains expriment leur-ras-le-bol mais çà n'excuse pas les dégradations". D'autres automobilistes sont moins compréhensifs comme ce retraité qui déclare que les radars ont été placés là par les autorités et qu'il faut les respecter. A Larçay, le maire Jean-François Cessac a lui aussi le réflexe citoyen.

"S'il a été mis là c'est qu'il y avait eu de nombreux accidents, notamment mortels, son emplacement a donc dû être mûrement réfléchi. Et puis en tant qu'élu local, je regrette qu'à chaque réparation ce soient des deniers publics qui s'envolent" - Jean-François Cessac, le maire de Larçay

Xavier Beauvallet, le président de l'ACO 37, Automobile Club de l'Ouest, ne se reconnait pas dans le vandalisme des radars, bien au contraire même s'il dit comprendre les gestes de mauvaise humeur des automobilistes. Le prix de la réparation d'un radar dégradé est au minimum de 8000 euros. La préfecture d'Indre et Loire refuse d'en dire plus sur le sujet. Sachez juste que la sanction pour avoir vandalisé un radar peut aller jusqu'à 3 ans de prison et 45 000 euros d'amende.