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Transports DOSSIER : L'accident de train de Dudelange au Luxembourg

Le collectif des râleurs du TER Thionville-Luxembourg, dénonce "du ras le bol et beaucoup de fatigue"

mardi 7 mars 2017 à 8:57 Par Clément Lhuillier, France Bleu Lorraine Nord

Des travailleurs frontaliers lorrains, usagers de la ligne Thionville/Luxembourg, ont rencontré, lundi, le ministre des transports du Luxembourg François Bausch, pour évoquer les perturbations de trafic depuis l'accident de Dudelange. Mais la balle est aujourd'hui dans le camp français.

L'accident de train a fait un mort et deux blessés.
L'accident de train a fait un mort et deux blessés. © Radio France - Pierre Heckler

Moselle, France

Trois semaines de galère, trois semaines d'incertitudes, et le sentiment d'exaspération est au plus haut pour les milliers de travailleurs frontaliers lorrains. Depuis le 14 février dernier, et la collision mortelle entre deux trains entre Bettembourg et Dudelange, ils jonglent entre les rares trains, les bus de substitution, et la voiture, pour aller et revenir chaque jour entre chez eux et le Grand Duché, avec des temps de trajets très allongés. "Il y a du ras le bol, et aussi beaucoup de fatigue" constate Julian Blin, travailleur frontalier, et membre du collectif Les râleurs du TER, invité ce mardi de France Bleu Lorraine.

La position de la SNCF, difficilement comprise par les usagers

Des usagers étaient justement reçus, lundi, par le ministre des transports luxembourgeois François Bausch. "Il nous a présenté un plan d’investissement sur les cinq ans à venir. Il a aussi fait un point sur la situation actuelle, expliquant que le Luxembourg faisait tout ce qu’il pouvait pour améliorer les choses, mais qu’il était également assez étonné de voir comment cela se passe côté français." Car, si la circulation avait pu reprendre partiellement quelques jours après l'accident, les cheminots français ont décidé depuis le milieu de la semaine dernière, d'exercer leur droit de retrait, en invoquant des questions de sécurité. Alors que les causes de la catastrophe restent toujours inconnues, la SNCF, elle même, semble réticente à refaire circuler ses trains sur la ligne. Plus aucun train français ne passe donc la frontière, et les usagers peinent à le comprendre.

Si la SNCF a des éléments materiels qui permettraient de dire que la sécurité n'est pas assurée à 100% sur le territoire luxembourgeois, il faut produire ces éléments, les rendre publics. Henry Delescaut, président de l'assocation d'usagers AVTERML.

Julian Blin abonde en ce sens : "Si les Luxembourgeois assurent que la sécurité est assurée, je leur fais confiance." Les usagers saluent, en tout cas, l'écoute les autorités du Grand-Duché, face au silence de leurs homologues français, locaux ou nationaux. Seule la région Grand Est, dans un communiqué publié la semaine dernière, demandait à la SNCF de "tout mettre en oeuvre pour restaurer un service de qualité." Une injonction restée, pour le moment, sans effet.